lundi 1 avril 2013

Vertigineuse musique (en anglais)




ENGLISH :

Vertiginous Music
For Albine
Once we lived under the Baroque harmonies
Of that sky blue clad dreamer , Italy,
Galuppi, Tartini, such sweet springtime reveries,
Poured into our eyes the brilliance of their century.

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

TRACES



TRACES

À Georges Bernanos

« Il n'est pas d’incident si négligeable où ne s’inscrit la volonté de Dieu comme toute l’immensité du ciel dans une goutte d’eau »

            Georges Bernanos,
            Dialogues des Carmélites


Le vin dense du crépuscule sur la neige
Et les fines traces vierges d’un oiseau sur son velours soyeux !

Traces qui vivent encore dans ma mémoire éblouie
Après tant d’années !

Et je pense soudain à toutes les traces
Qui ont su émouvoir mon cœur :
Le regard scintillant d’un enfant au coin d’une rue oubliée,
Les rides de ma vielle voisine morte depuis des lustres
Dans lesquelles s’était déversée son âme fracassée,
Les yeux fermés du chroniqueur carme
Sous la flamme hésitante d’une bougie mourante !

Des traces ! Que de traces dans chaque coin de mes pensées :
L’équation inscrite sur le tableau noir par mon professeur de mathématiques,
Un mot plein de musique au milieu d’un vers,
La mélodie inconnue que joue ma jeune cousine
Sur le piano désaccordé, la voix de ma mère,
Le silence ensoleillé de mon père.

Les traces de la peur dans ma poitrine de préadolescent ingénu
Qu’ont laissées en moi les légendes bretonnes
Que me lisait ma tante et surtout celles qui parlent de l’Ankou,
Les poèmes suffoquant de passion des bruyantes Adonies !

Traces indélébiles, traces ineffaçables de parfums pérennes :
Cassis, fraises, olives noires, touches poivrées,
Traces des petites ruses de magicien de mon frère Michel,
Les tours d’illusionniste de mon ami Valentin,
Le visage doux de grand-mère, sainte à force d’humilité !

Traces invisibles que les premières émotions amoureuses
Ont ciselé dans mon être  et qui appartiennent
À la catégorie de la pure profondeur !

Traces anciennes, traces toujours vivantes
Des jours adulés, fêtés, célébrés…

Ô traces, empreintes, cicatrices, sillages,
Stigmates, impressions, réminiscences, vestiges, traînées…

Traces qui traversent les incendies de ma vie
Comme la salamandre sans s’y brûler.

Et pendant que beaucoup de choses disparaissent
Sans être pleurées rappelant l’assomption de l’éphémère,
Certaines traces gardent la clarté d’une lune abondante
Du mois de mai !

Traces qui disent que chaque jour nouveau
Est une promesse de clarté !

Traces de ces Pâques pleines d’une joie-mystère !

            Athanase Vantchev de Thracy

Je dédie ce poème à l’un des auteurs cher à mon cœur !

Paris, le 31 mars, Pâques, 2013




























Glose :
Georges Bernanos (1888-1948) : un des grands écrivains français du XXe siècle. Georges Bernanos passe sa jeunesse en Artois et cette région du Nord constituera le décor de la plupart de ses romans. Il participe à la Première Guerre mondiale et est plusieurs fois blessé, puis il mène une vie matérielle difficile et instable tout en s'essayant à la littérature. Il obtient le succès avec ses romans Sous le soleil de Satan (1926) et Journal d’un curé de campagne (1936).
Dans ses œuvres, Georges Bernanos explore le combat spirituel du Bien et du Mal, en particulier à travers le personnage du prêtre catholique tendu vers le salut de l'âme de ses paroissiens perdus comme Mouchette.
Ankou : personnage revenant souvent dans la tradition orale et les contes bretons. Il est la personnification de la Mort. L'Ankou semble être un héritage de la mythologie celtique, et plus précisément du Dieu-père, dont la fonction est la perpétuation des cycles vitaux, comme la naissance et la mort, les saisons ou le cycle jour nuit. Bien qu'on lui attribue désormais la faux ou la pique, son arme canonique est le mell benniget,  « maillet béni ». Tout indique sa proximité avec le dieu gaulois Sucellos et le dieu irlandais Eochaid Ollathair ou Dagda, qui tuent et donnent la vie avec leur arme, maillet ou massue. L'Ankou est une figure panbrittonique de cette fonction : il est appelé Anghau au Pays de Galles et Ancow en Cornouailles. Sa fonction a par la suite été réduite à la seule Mort.
Adonies : dans la mythologie grecque, Adonis (en grec ancien  Ἄδωνις / Ádônis) est un mortel, amant d'Aphrodite. Il est associé à la rose et au myrte. Adonis est une divinité d'origine orientale, dont le nom est certainement sémitique : Adon signifie « notre maître ».  
Les Adonies, fêtes en l'honneur d'Adonis, étaient célébrées en divers lieux, et plusieurs auteurs de l'Antiquité grecque les ont évoquées. Aphrodite tint à rendre hommage à son amant défunt et organisa en son honneur une fête funèbre célébrée chaque printemps par les femmes syriennes. Ce rituel consistait à planter des graines et à les arroser d'eau chaude de manière à accélérer leur croissance. Ces plantations, surnommées "jardins d'Adonis", mouraient également très rapidement, symbolisant la mort du jeune homme. À Athènes, dès le Ve siècle av. J.-C., les femmes rendaient à Adonis un culte vibrant dont s'est moqué Aristophane. Elles se lamentaient alors bruyamment sur le sort tragique des deux amants, gémissant et criant : « Il est mort, le bel Adonis ».
On célébrait ces fêtes avec grande pompe à Byblos, à Alexandrie, etc. Elles duraient deux jours : le 1er était consacré au deuil, le 2e à la joie.




samedi 30 mars 2013

Un soupir vespéral (français / anglais)



UN SOUPIR VESPÉRAL

Du pain de cannelle sur la table
Et toute l’énergie du sens du jour qui décline,
Le tremblement affectionné du silence
Et les images de moi-même
Comme des promesses d’une vie pleine !

Concentration,
Contemplation,
Recueillement devant les choses essentielles,
Bourdonnement heureux de la solitude bleue !

Alcméon de Crotone
A-t-il connu ces instants d’exaltation précieuse,
La lumière de neige des astres vivants,
Le sang du soir ruisselant sur toutes les pages de sa vie,
La mélancolie parme
Et la désinvolture obscure ?

Savait-il que la poésie fait être le monde,
Avait-il éprouvé la stupeur déchirante de chaque mot,
La tendresse duveteuse des câlins,
L’obsession cardinale des mystères ?

Lui qui aimait, comme moi,
L’huile de laurier et son odeur
Puissante, fraîche et poivrée ?

Ô strophes de l’éther, ô Antéros,
Et vous proches et lointains
Promontoires illuminés du savoir !

Et toi, soupir vespéral,
Plénitude des intelligences !

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 28 mars 2013

Glose :

Parme (couleur) : une nuance de violet claire.

Alcméon de Crotone (VIe siècle av. J.-C.) : philosophe, médecin, physiologiste et astronome grec. Il serait le premier à avoir écrit un ouvrage sur la nature. Certaines de ses idées se retrouvent dans le Timée de Platon. Alcméon aurait fondé la théorie des quatre Qualités élémentaires : chaud, froid, sec, humide. L'âme est, selon Alcméon, immortelle de par sa ressemblance avec les êtres divins. Cette ressemblance consiste en ce que l'âme ne cesse jamais de se mouvoir.  

Alcméon, le premier en Occident, fonde un mysticisme astral : il divinise les astres en déclarant que les planètes et les étoiles, comme elles sont animées d'un mouvement perpétuel, doivent être vivantes, et que si elles sont vivantes, elles doivent être des dieux.
Alcméon de Crotone ne s'est pas rendu compte qu'en attribuant un caractère de divinité au Soleil, à la Lune, à tous les autres astres et à l'esprit entre autres, il conférait l'immortalité à des êtres mortels.
L’huile de laurier : l’huile de baies de laurier est extraite des fruits du Laurier noble, également nommé Laurier-sauce ou Laurier d’Apollon. Originaire d’Asie, cet arbuste au feuillage persistant, fait partie de la famille des Lauracées, s’est développé dans le bassin méditerranéen. Il y occupe une place très importante depuis l'Antiquité. Dans la mythologie grecque, Daphné, une nymphe fille du dieu Pénéios, poursuivie par les ardeurs amoureuses d'Apollon, demanda secours à son père qui la changea en laurier pour la protéger d'Apollon. Celui-ci, ne pouvant conquérir Daphné, décida de toujours porter le laurier pour orner sa chevelure et c'est ainsi que le laurier devint le symbole d'Apollon. En Grèce et à Rome, le laurier était l'emblème de la victoire et une couronne de laurier ornait le front des vainqueurs des jeux pythiques. Au Moyen-Âge, les jeunes docteurs recevaient une couronne de rameaux de laurier avec des baies : le mot baccalauréat dérive d'ailleurs littéralement de « Baies de Laurier » (bacca laurea).
Antéros : dans la mythologie grecque, Antéros (en grec ancien Ἀντέρως / Antérôs, de ἀντι- / anti- (« en retour ») et ἔρως / érôs (« amour »), est fils d’Arès et d’Aphrodite et frère d’Éros.
Il incarne l’« amour retourné » (signification de son nom), c'est-à-dire l'amour réciproque ; il punit également ceux qui se moquent de l'amour. Le terme d’« antéros » se retrouve dans le Phèdre de Platon lorsque Socrate prononce son second discours sur l'amour où, parlant du sentiment naissant qu'un jeune garçon (éromène) éprouve pour un éraste, il dit :
« Mais, tout comme celui qui de quelque autre a pris une ophtalmie est hors d'état de prétexter une cause à son mal, lui, il ne se doute pas qu'en celui qui l'aime, c'est lui-même qu'il voit, comme en un miroir : en sa présence, la cessation de ses souffrances se confond avec la cessation des souffrances de l'autre ; en son absence, le regret qu'il éprouve et celui qu'il inspire se confondent encore : en possession d'un contre-amour (antéros) qui est une image réfléchie d'amour. »
Antéros symbolise également la Charité chrétienne !

ENGLISH :

Evening Sigh

Cinnamon bread on the table
And all the energy of the day as it wanes,
The devoted trembling of silence
And images of myself
Like promises of a full life!

Concentration,
Contemplation,
Reflection on essential things,
Happy murmur of blue solitude!

Did Alcmaeon of Croton,
Know moments of precious elation,
The snow white light of living stars,
The blood of the evening streaming over all the pages of his life,
Violet melancholy
And dark ease?

Did he know that poetry brings the world into being,
Had he felt the heartrending astonishment of every word,
The downy tenderness of a hug,
The cardinal obsession of the mysteries?

He who, like me, loved
The oil of the bay tree and its fragrance
Powerful, fresh and peppery?

O verses of ether, O Anteros,
And you near and distant
Illuminated headlands of knowledge!

O you, evening sigh,
Plenitude of perfect harmony!

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

vendredi 29 mars 2013

UN SOUPIR VESPERAL



UN SOUPIR VESPÉRAL

Du pain de cannelle sur la table
Et toute l’énergie du sens du jour qui décline,
Le tremblement affectionné du silence
Et les images de moi-même
Comme des promesses d’une vie pleine !

Concentration,
Contemplation,
Recueillement devant les choses essentielles,
Bourdonnement heureux de la solitude bleue !

Alcméon de Crotone
A-t-il connu ces instants d’exaltation précieuse,
La lumière de neige des astres vivants,
Le sang du soir ruisselant sur toutes les pages de sa vie,
La mélancolie parme
Et la désinvolture obscure ?

Savait-il que la poésie fait être le monde,
Avait-il éprouvé la stupeur déchirante de chaque mot,
La tendresse duveteuse des câlins,
L’obsession cardinale des mystères ?

Lui qui aimait, comme moi,
L’huile de laurier et son odeur
Puissante, fraîche et poivrée ?

Ô strophes de l’éther, ô Antéros,
Et vous proches et lointains
Promontoires illuminés du savoir !

Et toi, soupir vespéral,
Plénitude des intelligences !

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 28 mars 2013

Glose :

Parme (couleur) : une nuance de violet claire.

Alcméon de Crotone (VIe siècle av. J.-C.) : philosophe, médecin, physiologiste et astronome grec. Il serait le premier à avoir écrit un ouvrage sur la nature. Certaines de ses idées se retrouvent dans le Timée de Platon. Alcméon aurait fondé la théorie des quatre Qualités élémentaires : chaud, froid, sec, humide. L'âme est, selon Alcméon, immortelle de par sa ressemblance avec les êtres divins. Cette ressemblance consiste en ce que l'âme ne cesse jamais de se mouvoir.  

Alcméon, le premier en Occident, fonde un mysticisme astral : il divinise les astres en déclarant que les planètes et les étoiles, comme elles sont animées d'un mouvement perpétuel, doivent être vivantes, et que si elles sont vivantes, elles doivent être des dieux.
Alcméon de Crotone ne s'est pas rendu compte qu'en attribuant un caractère de divinité au Soleil, à la Lune, à tous les autres astres et à l'esprit entre autres, il conférait l'immortalité à des êtres mortels.
L’huile de laurier : l’huile de baies de laurier est extraite des fruits du Laurier noble, également nommé Laurier-sauce ou Laurier d’Apollon. Originaire d’Asie, cet arbuste au feuillage persistant, fait partie de la famille des Lauracées, s’est développé dans le bassin méditerranéen. Il y occupe une place très importante depuis l'Antiquité. Dans la mythologie grecque, Daphné, une nymphe fille du dieu Pénéios, poursuivie par les ardeurs amoureuses d'Apollon, demanda secours à son père qui la changea en laurier pour la protéger d'Apollon. Celui-ci, ne pouvant conquérir Daphné, décida de toujours porter le laurier pour orner sa chevelure et c'est ainsi que le laurier devint le symbole d'Apollon. En Grèce et à Rome, le laurier était l'emblème de la victoire et une couronne de laurier ornait le front des vainqueurs des jeux pythiques. Au Moyen-Âge, les jeunes docteurs recevaient une couronne de rameaux de laurier avec des baies : le mot baccalauréat dérive d'ailleurs littéralement de « Baies de Laurier » (bacca laurea).
Antéros : dans la mythologie grecque, Antéros (en grec ancien Ἀντέρως / Antérôs, de ἀντι- / anti- (« en retour ») et ἔρως / érôs (« amour »), est fils d’Arès et d’Aphrodite et frère d’Éros.
Il incarne l’« amour retourné » (signification de son nom), c'est-à-dire l'amour réciproque ; il punit également ceux qui se moquent de l'amour. Le terme d’« antéros » se retrouve dans le Phèdre de Platon lorsque Socrate prononce son second discours sur l'amour où, parlant du sentiment naissant qu'un jeune garçon (éromène) éprouve pour un éraste, il dit :
« Mais, tout comme celui qui de quelque autre a pris une ophtalmie est hors d'état de prétexter une cause à son mal, lui, il ne se doute pas qu'en celui qui l'aime, c'est lui-même qu'il voit, comme en un miroir : en sa présence, la cessation de ses souffrances se confond avec la cessation des souffrances de l'autre ; en son absence, le regret qu'il éprouve et celui qu'il inspire se confondent encore : en possession d'un contre-amour (antéros) qui est une image réfléchie d'amour. »
Antéros symbolise également la Charité chrétienne !

jeudi 28 mars 2013

Josquin des Prez (en anglais)



Josquin des Prez
For Apolonia

Lips incapable of uttering any phrase in vain!...
Perhaps, tonight, Lord, I won’t pray
But instead I will surrender my entire being so that
My soul will sink into ineffable thoughts
And my heart will be supremely
Attentive to the darkness.

Sustained by the plenteous and generous grain stores of night,
I will listen to the sublime mystical music of Josquin des Prez!

And my body, which has never known how to weigh the gravity
Of the blood which beats in my veins,
Will feel so light as the joyous sylphs of the notes carry it
Towards that indefinable quality, irrevocable, refined, involuntary, divine
Beneath the silken swaying of the scented veils of night.


Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

lundi 25 mars 2013

Perce-neige = Snowdrops (en anglais)



Snowdrops

To my brother Slave, who died so young

Snowdrops are blooming down ancient pathways,
Modest as the sky and tender as the dawn,
Two enchanting blue tits pour out their full-throated song
Upon the fragile whiteness of their Vedic petals!

My soul, I love this playful hour, its sweet virginity,
The quintessence of things, the signs of eternity!

Snowdrops bloom every year on the little grave of my brother. My mother placed them there. Eighty years have passed. But the soul of a child comes to greet us every spring to tell us that it is always living close by.

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracyby Norton Hodges

samedi 2 mars 2013

PERCE-NEIGE



PERCE-NEIGE

A mon frère Slav, mort si jeune

Fleurissent les perce-neige dans les allées antiques,
Pudiques comme le ciel et tendres comme l’aurore,
Deux féeriques mésanges déversent leur chant sonore
Sur la blancheur fragile de leurs pétales védiques !

Âme, j’aime cette heure ludique, sa douce virginité,
La quintessence des choses, les signes d’éternité !  

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 2 mars, Anno Domini MMXIII

Des perce-neige fleurissent chaque année sur la petite tombe de mon frère. Ma mère les y avait plantés. 80 ans se sont passés. Mais l’âme de l’enfant vient nous saluer à chaque printemps et nous dire qu’elle vit toujours près de nous.

Glose :

Védique (adj.) : relatif au Véda. Culte, école, hymne, mythe, religion, rite védique. Ici, dans le sens de sacré. Le Veda (devanagari : वेद – sanskrit) : « vision » ou « connaissance », ensemble de textes qui auraient été révélés (par l'audition, Shruti) aux sages indiens nommés Rishi. Cette « connaissance révélée » a été transmise oralement de brahmane à brahmane au sein du védisme, du brahmanisme et de l’hindouisme jusqu’à nos jours.

Les premiers textes de la tradition védique sont composés à partir du XVe siècle av. J.-C. et sont progressivement réunis en collections nommées Saṃhitâ. Pour marquer l'unité du Véda qui se manifeste en une multiplicité de textes, la tradition hindoue nomme « Triple Véda » l'ensemble des trois premiers recueils : un recueil de poèmes (stances) forme le Rig-Veda, un recueil de chants rituels le Sama-Veda, une collection de formules sacrificielles le Yajur-Veda.