mardi 5 novembre 2013

Ewa Lipska (français / anglais)



Ewa Lipska

« Noctem quietam et finem perfectum concedat nobis Dominus omnipotens »

            Office des Complies

Nous vivons, Ewa,
Comme des solitaires évanescents
Qui, tristes, à la douce tombée de la nuit,
Reclus dans des chambres ensauvagées,
S’effondrent sur eux-mêmes.

Pourquoi le monde aurait-il cure de nous ?

Les heures fuient avec l’évidence de l’éclair
Et le temps continue de lui-même.

Mais nous, Ewa,
Du cœur de l’obscurité
Où nous vivons,
Nous croyons
Que la lumière divine ne se ternit jamais,
Que l’apparat des esprits célestes ne s’use point.

Et nous rêvons, le visage buriné
Par le sel des larmes,
À l’antique élégance des narthex,
Au parfum magique des atriums
Et aux blancs baptistères remplis d’eau vive !

Et nous ajoutons,
Silencieux et fébriles,
Aux mailles de la Création
Les perles miraculeuses de nos poèmes.

Alors, comme un écho lointain,
Arrive à nos âmes
Le non-être de Pseudo-Denys
Abyssal, vertigineux,
Pur et impossible à dire.

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris le 3 novembre 2013 

Glose :

Ewa Lipska (née à Cracovie le 8 octobre 1945) : éminente poétesse polonaise.

« Noctem quietam et finem perfectum concedat nobis Dominus omnipotens » = « Que le Seigneur tout-puissant nous accorde une nuit tranquille et une heureuse fin »

Les complies sont une prière de l'Office Divin et une prière contemplative dans la liturgie des Heures. 
C'est la dernière prière de la journée, chantée par les moines peu après le crépuscule et avant leur coucher. Dans les monastères, cette prière est suivie d'un grand silence qui durera jusqu'à l'office des Laudes. Le grand silence est conservé en général jusqu'à 9 heures du matin environ, jusqu'après l'office de tierce (dans les monastères bénédictins et cisterciens principalement). Les clercs séculiers sont astreints eux aussi à cet office de Complies, ils peuvent le dire à une heure adaptée à leur activité pastorale, mais de préférence peu avant le coucher.

Narthex (n.m.) : le narthex est un élément de construction propre aux églises. Il s'agit d'un espace qui précède la nef et, pour cette raison, le narthex est aussi appelé « avant-nef ». Le narthex est une sorte de portique interne. Généralement fermé vers l'extérieur, il s'ouvre sur la nef, contrairement au porche qui est quant à lui ouvert sur l'extérieur. Initialement, le narthex était destiné à recevoir ceux qui ne pouvaient pas entrer dans l'église elle-même (comme les pénitents, par exemple). La construction des narthex varie selon les époques. À l'époque romane, par exemple, ils étaient fréquents et parfois si grands qu'ils formaient une sorte de petite église, allant jusqu'à contenir un autel ; à l'époque gothique, ils ont eu tendance à disparaître, ou à être très fortement ouverts vers l'intérieur de l'église.
Atrium (n.m.) : pluriel latin : atria, pluriel francisé : atriums. Chez les Étrusques et dans la Rome antique, pièce centrale de la maison familiale (domus). C’était la partie de la maison ouverte aux hôtes, aux clients et aux visiteurs. Selon une théorie admise par la plupart des historiens, l'atrium était dans la Rome primitive une cour entourée de bâtiments précédant la pièce d'habitation du maître de maison.

Baptistère (n.m.) : dans l'architecture chrétienne, un baptistère (du latin baptisterium « piscine », « bassin pour les bains froids », lui-même du grec baptistêrion) est un bâtiment le plus souvent isolé et de plan centré spécifiquement destiné à pratiquer le baptême.

Pseudo-Denys l'Aréopagite : un des plus grands auteurs grecs de traités chrétiens de théologie mystique. Il est l'une des sources majeures de la spiritualité mystique chrétienne. Pseudo-Denys était probablement un moine syrien qui a vécu à Constantinople vers l'an 500. D'inspiration néo-platonicienne, il est influencé par les écrits de Proclus, auxquels il fait de larges emprunts. Il  a aussi été influencé par l'école théologique d’Alexandrie (Origène, Clément d’Alexandrie) et par Grégoire de Nysse.

ENGLISH :


Ewa Lipska

‘ Noctem quietam et finem perfectum concedat nobis Dominus omnipotens ‘

(‘The Lord Almighty grant us a quiet night and a perfect end’)

Office of Compline

We live, Ewa,
Like evanescent hermits,
Sad recluses in untamed rooms,
Who collapse upon themselves
At the gentle fall of night.

Why would the world care about us?

The hours flee as manifestly as a streak of lightning
And time goes its own way.

But we, Ewa,
From the heart of darkness
Where we live,
We believe
That the divine light never dulls,
That the pageant of celestial spirits never loses its glamour.

And we dream, our faces etched
By the salt of tears,
Of the ancient elegance of narthexes,
Of the magic fragrance of atria
And of white baptisteries full of living waters!

And we stitch,
Silent and febrile,
Into the mesh of Creation
The miraculous pearls of our poems.

Thus, like a distant echo,
There arrives in our hearts
The non-being of the Pseudo-Denys
Abyssal, dizzying,
Pure and impossible to speak.

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges


dimanche 3 novembre 2013

Athanase Vantchev de Thracy chanté par Marc Galan (en anglais)



ENGLISH :

Athanase Vantchev de Thracy

Tonight.
Athanase,
I’m looking at your books
Scattered on my table.
Books I’ve read and reread again and again,
Books whose nectar,
Like the juice of a succulent fruit,
Never seems to run dry.

I feast on your poetry
Watered by a million springs,
Like the Pactolus carrying the liquid gold of words,
A torrent eroding life’s rough edges.

You are the melodist in love with our language
Which you sing
Like the lark at dawn.

I read your classical lines
Supple as ballerinas beneath their tight lacing,
Your haiku, unerring arrows of mots justes.
I see you pass from the ode to the tanka
From the sonnet to the epigram
And make your free verse dance,
You the tightrope walker of the Word.

You leap from the most intimate tenderness
To the grandest epic of men of faith
And of fighters against all injustice!

Ferryman of poetry,
You can take the soul and the breath of your peers
And make us feel and love
All the bards of elsewhere!

Translated from the French of Marc Galan by Norton Hodges

Athanase Vantchev de Thracy chanté par Marc Galan




Athanase Vantchev de Thracy

Ce soir,
Athanase,
Je regarde, épars sur ma table,
Tes recueils
Tant lus, tant relus,
Eux dont le nectar                                                                                                                       
Tel celui d’un fruit succulent
Semble ne jamais tarir.

Je me régale de ta poésie
Abreuvée à mille sources,
Pactole qui charrie l’or liquide des mots,
Torrent qui érode les aspérités de la vie.

Tu es le mélode amoureux de notre langue
Que tu sais faire chanter
Comme l’alouette à l’aurore.

Je lis tes vers classiques
Sous le corset, souples comme des ballerines,
Tes haïkus, flèches infaillibles de mots justes.
Je te vois passer de l’ode au tanka
Du sonnet à l’épigramme
Et faire danser tes vers libres
Toi, le funambule du Verbe.

Tu t’élances de la tendresse la plus intime
À la grandiose épopée des hommes de foi
Et des combattants contre toute injustice !

Passeur de poésie,
Tu sais rendre l’âme et le souffle de tes pairs
Et nous les faire sentir et aimer
Tous ces bardes venus d’ailleurs !

            Marc Galan

Glose :

Marc Galan (né en 1949) : un des grands romanciers français.

samedi 2 novembre 2013

Abdellatif Laâbi (en français et en anglais)



ABDELLATIF LAÂBI

 « Quel est le feu qui donne à boire au feu »

            Léo Norge

Il y a un sentier, Abdellatif, qui mène
De notre cœur en larmes
Aux hésitantes couleurs
D’un paysage intimement nôtre !

Là, sous les regards émus
Des frênes amoureux,
Le soir passe près de nous et nous abandonne
Aux antiques magies de la nuit pure.

Par ce sentier, Abdellatif,
Par ses petites fleurs champêtres
Nous vivons, nous respirons,
Nous sommes définitifs !

Là, soudain, une élyséenne clarté
De tropes se rue
Sur la bleue quiétude de nos corps hallucinés.

Et nous savons brusquement
Que rien ne finit jamais,
Que rien n’est mensonge ou songe éphémère,
Que tout apporte à l’essence du monde
Son essence !

Alors, nous voulons pour épitaphes
Sur nos tombes,
Le doux poème d’un brin de muguet,
La fascinante calligraphie
Des voix transparentes des mésanges
Et la musique vibrante
Des noms de nos aimées de toujours !

Ah, quand vous viendrez dans votre règne, Seigneur,
Pensez à nous, vos modestes amis et glorificateurs !

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 1er novembre 2013

Glose :

Abdellatif Laâbi (né à Fès en 1942) : écrivain, poète et traducteur marocain. Il fonde en 1966 la revue Souffles qui joue un rôle considérable dans le renouvellement culturel au Maghreb. Son combat lui vaut d'être emprisonné de 1972 à 1980. Il s'exile en France en 1985. Il reçoit le Prix Goncourt de la Poésie en 2009 et le Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française en 2011.

Léo Norge (né le le 2 juin 1898 à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles) – mort le 25 octobre 1990 à Mougins (France) - pseudonyme de Georges Mogin) : un des plus importants poètes belges francophones.
ENGLISH :

Abdellatif Laâbi

‘What is the fire that feeds the fire’s thirst?’

            Léo Norge

There is a path, Abellatif, that leads
From our tearful hearts
To the shimmering colours
Of a landscape intimately ours!

There, beneath the feeling eyes,
Of amorous ash trees,
Evening passes close to us and abandons us
To the ancient black arts of pure night.

By this path, Abdellatif,
By these small country flowers,
We live, we breathe,
We are made definitively ourselves!

There, suddenly, tropes of an
Elysian clarity fling themselves
Upon the blue quiet of our hallucinated bodies.

And suddenly we know
That nothing is ever finished,
That nothing is a lie or a fleeting dream,
That everything brings its essence
To the essence of the world!

And that is why  we want as epitaphs
Upon our gravestones,
The sweet poem of a sprig of lily of the valley,
The charming calligraphy
Of the transparent voices of blue tits
And the resonant music
Of the names of our for ever beloveds!

Ah, when you come into your reign, Lord,
Think of us, your modest friends and glorifiers!


Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

vendredi 1 novembre 2013

VISAR ZHITI (français / anglais)

VISAR ZHITI

"Lumière éteinte de la lampe d'argent,
spirales d'encens envolées"


       Kouan Han-k'ing


Visar, mon Ami illyrien,
Homme fin et clair,
Comme est envoûtante
L’harmonie concertée
De ta poésie qui lie si adroitement
Musique et sens !

J’entends la fuite du sable
Sous tes pieds et dans ton âme !

Comme tes ancêtres
Qui se sont perdus dans le cœur du temps,
Eux dont les regards perçants
Et les lèvres assoiffées de tendresse
Ont aimé la chaude beauté
Du vent malicieux,
Tu chéris la peau nacrée de ta patrie !

Toi qui as fait de la souffrance
La plus douce des sérénités
Toi qui as conté tes errances bouleversantes
Et chanté toutes les cicatrices des choses
Comme Giulio Romano
A peint à Mantoue
Le cadastre chantant du ciel.

Nous, pauvres Œdipe,
Nous arrivons toujours
Au carrefour de l’irréparable !

Défis, sermons,
Aventures, combats rêvés,
Irréelles victoires,
Tu as su faire apparaître
La splendeur de l’univers
Dans la flamboyance de tes mots.

Visar, mon Ami, comme moi,
Sacrifie un coq à Asclépios,
Au dieu qui seul fait guérir de la vie !

Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 11 octobre 2013

Glose :

Kouan Han-k'ing (milieu du XIIIe siècle) : l'un des premiers et des plus grands dramaturge de la dynastie chinoise des Yuan (1279 - 1368).

Giulio Pippi de’ Jannuzzi, dit Giulio Romano et connu aussi en France sous le nom francisé de Jules Romain (Rome vers 1499 – Mantoue 1546) : peintre, architecte et décorateur italien, l'un des premiers artistes maniéristes de la Renaissance, l’élève favori de Raphaël.


Œdipe (en grec ancien Οἰδίπους / Oidípous, littéralement « pieds enflés ») est un héros de la mythologie grecque. Il fait partie de la dynastie des Labdacides, les rois légendaires de la ville de Thèbes. Fils de Laïos et de Jocaste, Œdipe est principalement connu pour avoir résolu l'énigme du sphinx et s'être rendu involontairement coupable de parricide et d'inceste.

Asclépios (en grec ancien Ἀσκληπιός / Asklêpiós, en latin  Aesculapius) est dans l'épopée homérique un héros thessalien puis, à l'époque classique, le dieu de la médecine. Fils d'Apollon, il meurt foudroyé par Zeus pour avoir ressuscité les morts avant d'être placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire.

Il correspond à l'Esculape romain, dont le nom est une traduction en alphabet latin du dieu grec, et à l'Imhotep égyptien. Son attribut principal est le bâton d’Asclépios autour duquel s'enroule un serpent, aujourd'hui symbole de la médecine.

Son principal lieu de culte est situé à Épidaure, où il guérit les pèlerins par incubation. Il est invoqué dans le serment d’Hippocrate aux côtés de son père Apollon et de ses filles Hygie et Panacée. Il est l'ancêtre mythique des Asclépiades, une dynastie de médecins exerçant à Cos et Cnide dont Hippocrate est le plus illustre membre. Incubation (n.f.) : terme à l'origine scientifique introduit avant le XVIe qui dérive du latin incubare, littéralement « poser dessus », dont dérive aussi son synonyme populaire plus ancien « couvaison », acte des oiseaux qui réchauffent leurs œufs, entre la ponte et l’éclosion. De cet acte, de nombreux sens dérivent, tant biologique, sociologique que religieux.

ENGLISH :

Visar Zhiti

‘Light from the silver lamp extinguished,
Spirals of incense in flight’

     Kuan Han-ch’ing

Visar, my Illyrian Friend,
Man of subtlety and clarity,
How bewitching is
The concerted harmony
Of your poetry that so adroitly links
Music and meaning!

I hear the sand falling away
Beneath your feet and in your soul!

Like your ancestors
Lost in the heart of time,
Whose piercing looks
And lips thirsting for tenderness
Loved the warm beauty
Of the spiteful wind,
You cherish the pearly skin of your homeland!

You who made from suffering
The sweetest of serenities
You who told of heartbreaking wanderings
And sang all the scars of things
Just as Giulio Romano
Painted in Mantua
The singing cadastral map of heaven.

We, poor Oedipuses,
We still arrive
At the crossroads of the irreparable!

Challenges, sermons,
Adventures, dreamed-of battles,
Unreal victories,
You could make visible
The splendour of the universe
Through the blaze of your words.

Visar, my Friend, as I do,
Sacrifice a cock to Asclepius,
To the only god who can heal a life!


Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

jeudi 31 octobre 2013

Naim Frashëri ( en russe)






Наим Фрашери

«Дыши...
Из книг и слов рождаются химеры,
а из химер, порой, рождается союз».

Джалаль ад-Дин Мухаммад Руми


Милая Албания,
Уж осень полнится обилием плодов,
Дарами щедрыми заботливого лета!

Ветер несёт раны страны
Над желтеющими долинами
И луна свивает уютное гнёздышко
В причёсках девушек скиптар!

Наим, мой Брат, мой Друг!
Слова твои подобны
Сверкающим дождинкам,
И оседают на губах,
Что грезят о свободе и любви!

Бури поселились
В твоих бережных объятьях,
И рушат утёсы ненависти
На наших устах!

Светлая Албания и ты,
Как два сияния в одной душе,
Два головокружения в едином сердце!

Твоя воздушная мысль
Вобрала всю воду тёплых морей,
Всю красоту утёсов,
И мрачные тайны
Бездонных глубин Господа!

О, чудесные контуры
Бесконечности,
Голубь, что чертит своими крыльями
Нежный алфавит любви!

Друг моих суровых ночей,
Твой голос исцеляет боль
Плачущих сердец,
Что так отдалились
От наших поцелуев!

Читаю твою книгу. Строк лазурь,
Они теперь всегда стоят перед глазами,
Те строки страстью полнятся,
Что некогда, старательной рукой,
Ты вывел под диктовку
Божественного Ангела Познанья!

Албания, грустишь ли ты
Видя, как расцветают на твоей скромной мантии
Чудесные цветы иллирийских земель?

Улыбнись, мой Брат, царству Красоты.
Не бойся, Фрашери, Товарищ мой,
В сиянии Веры
Мы умираем в жизни,
Но жизнь продолжается,
И неизбывная нежность твоего народа
Покрывает розами твою память,
Хранит бесценное сокровище
Твоих поэм!

Париж, 30 сентября 2013 года
  


Visar Zhiti



VISAR ZHITI

« Lumière éteinte de la lampe d’argent,
Spirales d’encens envolées »

            Kouan Han-k’ing

Visar, mon Ami illyrien,
Homme fin et clair,
Comme est envoûtante
L’harmonie concertée
De ta poésie qui lie si adroitement
Musique et sens !

J’entends la fuite du sable
Sous tes pieds et dans ton âme !

Comme tes ancêtres
Qui se sont perdus dans le cœur du temps,
Eux dont les regards perçants
Et les lèvres assoiffées de tendresse
Ont aimé la chaude beauté
Du vent malicieux,
Tu chéris la peau nacrée de ta patrie !

Toi qui as fait de la souffrance
La plus douce des sérénités
Toi qui as conté tes errances bouleversantes
Et chanté toutes les cicatrices des choses
Comme Giulio Romano
A peint à Mantoue
Le cadastre chantant du ciel. 

Nous, pauvres Œdipe,
Nous arrivons toujours
Au carrefour de l’irréparable !

Défis, sermons,
Aventures, combats rêvés,
Irréelles victoires,
Tu as su faire apparaître
La splendeur de l’univers
Dans la flamboyance de tes mots.

Visar, mon Ami, comme moi,
Sacrifie un coq à Asclépios,
Au dieu qui seul fait guérir de la vie !


            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 11 octobre 2013

Glose :

Kouan Han-k'ing (milieu du XIIIe siècle) : l'un des premiers et des plus grands dramaturge de la dynastie chinoise des Yuan (1279 - 1368)

Giulio Pippi de’ Jannuzzi, dit Giulio Romano et connu aussi en France sous le nom francisé de Jules Romain (Rome vers 1499 – Mantoue 1546) : peintre, architecte et décorateur italien, l'un des premiers artistes maniéristes de la Renaissance, l’élève favori de Raphaël.

Œdipe (en grec ancien Οἰδίπους / Oidípous, littéralement « pieds enflés ») est un héros de la mythologie grecque. Il fait partie de la dynastie des Labdacides, les rois légendaires de la ville de Thèbes. Fils de Laïos et de Jocaste, Œdipe est principalement connu pour avoir résolu l'énigme du sphinx et s'être rendu involontairement coupable de parricide et d'inceste.
Asclépios (en grec ancien Ἀσκληπιός / Asklêpiós, en latin  Aesculapius) est dans l'épopée homérique un héros thessalien puis, à l'époque classique, le dieu de la médecine. Fils d'Apollon, il meurt foudroyé par Zeus pour avoir ressuscité les morts avant d'être placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire.
Il correspond à l'Esculape romain, dont le nom est une traduction en alphabet latin du dieu grec, et à l'Imhotep égyptien. Son attribut principal est le bâton d’Asclépios autour duquel s'enroule un serpent, aujourd'hui symbole de la médecine.
Son principal lieu de culte est situé à Épidaure, où il guérit les pèlerins par incubation. Il est invoqué dans le serment d’Hippocrate aux côtés de son père Apollon et de ses filles Hygie et Panacée. Il est l'ancêtre mythique des Asclépiades, une dynastie de médecins exerçant à Cos et Cnide dont Hippocrate est le plus illustre membre. Incubation (n.f.) : terme à l'origine scientifique introduit avant le XVIe qui dérive du latin incubare, littéralement « poser dessus », dont dérive aussi son synonyme populaire plus ancien « couvaison », acte des oiseaux qui réchauffent leurs œufs, entre la ponte et l’éclosion. De cet acte, de nombreux sens dérivent, tant biologique, sociologique que religieux.