JUNTOS
(‘άμα)
A Castalie
" Así el diamante luce en medio de las sombras "
Alfred de Vigny
Un día, otros aún…
palabras orladas de luz …
¡ Esta amplia evidencia,
estas flores, ahora!
¡ Una fuerza delicada se eleva
en cada delgada pared de las palabras
para abrirse en un poema!
¡ Es imposible adivinar
la esencia del mundo
en el iris de un ojo silencioso!
¡ Embriagarse de la gracia de las cosas
hasta el vértigo,
hasta el respiro de las hojas,
de los estremecimientos!
¡ En nuestras venas azules, alma azul,
la tierna brisa escucha el canto
de los signos presagiosos
y las exactas marejadas del tiempo
contra las murallas aéreas del amor!
¡ Sí, sé!
¡ Este diáfano instante abraza
estrechamente al pasado!
¡ Sabes también!
¡ El amor viene a nosotros.
El amor,
es como un latido
del aire contra la sien
deslumbrada!
Athanase Vantchev de Thracy
París,l 2 de marzo del 2010
Glosa:
Castalie: nombre. del griego Kastalia / Κασταλία, nombre de una joven chica de Delphes que, para evitar los avances de Apollon, se ahogó en una fuente. Después de su muerte, los fieles del Templo vinieron para purificarse allí. Otorgában a su agua viva el poder de inspirar a los poetas. Las Nueve Musas son a veces llamadas Castalides.
jeudi 4 mars 2010
mercredi 3 mars 2010
ENSEMBLE
ENSEMBLE
(‘άμα)
A Castalie
« Ainsi le diamant luit au milieu des ombres »
Alfred de Vigny
Un jour, d’autres encore…
Paroles ourlées de lumière…
Ce surcroît d’évidence,
C’est fleurs, maintenant !
Une force délicate s’élève
De chaque paroi grêle des mots
Pour s’épanouir en poème !
Comme il est impossible de deviner
L’essence du monde
Dans l’iris d’un œil silencieux !
S’enivrer de la grâce des choses
Jusqu’au vertige,
Jusqu’au respire des feuilles
Des trembles !
Dans nos veines bleues, âme d’azur,
La tendre brise écoute le chant
Des signes divinatoires
Et l’exact déferlement du temps
Contre les remparts aériens de l’amour !
Oui, je sais !
Cet instant diaphane touche
Si étroitement au passé!
Tu sais aussi !
L’amour vient à nous,
L’amour,
Rien qu’un battement
De l’air contre la tempe
Eblouie!
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 2 mars 2010
Glose :
Castalie : prénom. Du grec Kastalia / Κασταλία, nom d’une jeune fille de Delphes qui, pour fuir les avances d’Apollon, se noya dans une fontaine. Après sa mort, les fidèles du Temple vinrent s’y purifier. On attribuait à son eau vive le pouvoir d’inspirer les poètes. Les Neuf Muses sont parfois appelées Castalides.
(‘άμα)
A Castalie
« Ainsi le diamant luit au milieu des ombres »
Alfred de Vigny
Un jour, d’autres encore…
Paroles ourlées de lumière…
Ce surcroît d’évidence,
C’est fleurs, maintenant !
Une force délicate s’élève
De chaque paroi grêle des mots
Pour s’épanouir en poème !
Comme il est impossible de deviner
L’essence du monde
Dans l’iris d’un œil silencieux !
S’enivrer de la grâce des choses
Jusqu’au vertige,
Jusqu’au respire des feuilles
Des trembles !
Dans nos veines bleues, âme d’azur,
La tendre brise écoute le chant
Des signes divinatoires
Et l’exact déferlement du temps
Contre les remparts aériens de l’amour !
Oui, je sais !
Cet instant diaphane touche
Si étroitement au passé!
Tu sais aussi !
L’amour vient à nous,
L’amour,
Rien qu’un battement
De l’air contre la tempe
Eblouie!
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 2 mars 2010
Glose :
Castalie : prénom. Du grec Kastalia / Κασταλία, nom d’une jeune fille de Delphes qui, pour fuir les avances d’Apollon, se noya dans une fontaine. Après sa mort, les fidèles du Temple vinrent s’y purifier. On attribuait à son eau vive le pouvoir d’inspirer les poètes. Les Neuf Muses sont parfois appelées Castalides.
samedi 27 février 2010
DEUX FUGACES PERMANENCES DU COEUR (en espagnol)
DOS FUGACES PERMANENCIAS DEL CORAZÓN
A Ibrahim Kounanbaiev Abaï
" ¿ Por qué esconder esas leyes profundas?
Nada está amurallado. "
Victor Hugo
I.
Cosa, digo tu nombre
y comienzas a vibrar,
te doy mi voz
y enseguida te vuelves música.
¡ Cosa, te acaricio con mi mirada
y, tiritando de vida,
sales de tu anonimato oscuro!
¡ Vienes de otra bruma
y me habla tu otro lenguaje,
Cosa!
¡ Oh universal escritura de la ternura!
¡ Oh amor de Dios,
único, real y efectivo
en los altos misterios del mundo!
II.
¡ Esta pequeña violeta
sobre la senda remojada
que se abre bajo mis ojos,
ignorando su propia existencia y la mía,
tocada por mi amor,
sonríe y comienza a bailar,
La alegría, riendas sueltas,
para dar el placer al aire, a la tierra,
al sol, a mi alma!
¡ Ella, tan endeble, tan graciosa
en la mano caliente de Dios
que ama su alegría
más que todo en el mundo!
¡ Oh Archipiélago de azucena de las almas intachables!
En París, 24 de febrero de 2010
Glosa:
Ibrahim Kounanbaiev Abaï (1845-1904): poeta y aksakal (sabio de edad) kazakh. Abaï nació en una familia rica y célebre de Kazajstán. Su bisabuelo Irgizbaï era juez y héroe de la tribu Tobykty, venida de Turkestán. Su abuelo Ouskenbaï y su padre Kounanbaï también gozaban de una gran influencia en el país como juez y sultán. Su madre Ouljane provenía también de una familia del distrito de Karkaraly, tenía por tíos a los humoristas mas populares en la estepa. Aprendió árabe, persa y turco, y se hizo un experto del Islam. Su carrera poética comenzó muy temprano. La pérdida en mayo de 1904 de su amado hijo , Magaouya, adelantó la muerte del poeta que se apagó cuarenta días más tarde, retirándose de la vida pública. Está considerado como el padre de la literatura kazakhe.
A Ibrahim Kounanbaiev Abaï
" ¿ Por qué esconder esas leyes profundas?
Nada está amurallado. "
Victor Hugo
I.
Cosa, digo tu nombre
y comienzas a vibrar,
te doy mi voz
y enseguida te vuelves música.
¡ Cosa, te acaricio con mi mirada
y, tiritando de vida,
sales de tu anonimato oscuro!
¡ Vienes de otra bruma
y me habla tu otro lenguaje,
Cosa!
¡ Oh universal escritura de la ternura!
¡ Oh amor de Dios,
único, real y efectivo
en los altos misterios del mundo!
II.
¡ Esta pequeña violeta
sobre la senda remojada
que se abre bajo mis ojos,
ignorando su propia existencia y la mía,
tocada por mi amor,
sonríe y comienza a bailar,
La alegría, riendas sueltas,
para dar el placer al aire, a la tierra,
al sol, a mi alma!
¡ Ella, tan endeble, tan graciosa
en la mano caliente de Dios
que ama su alegría
más que todo en el mundo!
¡ Oh Archipiélago de azucena de las almas intachables!
En París, 24 de febrero de 2010
Glosa:
Ibrahim Kounanbaiev Abaï (1845-1904): poeta y aksakal (sabio de edad) kazakh. Abaï nació en una familia rica y célebre de Kazajstán. Su bisabuelo Irgizbaï era juez y héroe de la tribu Tobykty, venida de Turkestán. Su abuelo Ouskenbaï y su padre Kounanbaï también gozaban de una gran influencia en el país como juez y sultán. Su madre Ouljane provenía también de una familia del distrito de Karkaraly, tenía por tíos a los humoristas mas populares en la estepa. Aprendió árabe, persa y turco, y se hizo un experto del Islam. Su carrera poética comenzó muy temprano. La pérdida en mayo de 1904 de su amado hijo , Magaouya, adelantó la muerte del poeta que se apagó cuarenta días más tarde, retirándose de la vida pública. Está considerado como el padre de la literatura kazakhe.
vendredi 26 février 2010
Deux fugaces permanences du coeur (en français et en anglais)
DEUX FUGACES PERMANENCES DU CŒUR
A Ibrahim Kounanbaiev Abaï
« Pourquoi cacher ces lois profondes ?
Rien n’est muré. »
Victor Hugo
I.
Chose, je dis ton nom
Et tu commences à vibrer,
Je te donne ma voix
Et aussitôt tu deviens musique.
Chose, je te caresse de mon regard
Et, tremblant de vie,
Tu sors de ton obscur anonymat !
Tu viens d’une autre brume
Et me parle en ton autre langage,
Chose !
Ô universelle écriture de la tendresse !
Ô amour de Dieu,
Unique, réelle avancée
Dans les hauts mystères du monde !
II.
Cette petite violette
Sur le sentier détrempé
Qui s’ouvre sous mes yeux,
Ignorant sa propre existence et la mienne,
Touchée par mon amour,
Sourit et se met à danser,
La joie, rênes longues,
Pour faire plaisir à l’air, à la terre,
Au soleil,
A mon âme !
Elle, si frêle, si gracieuse
Dans la main chaude de Dieu
Qui chérit sa joie
Plus que tout au monde !
Ô Archipel lilial des âmes sans tache !
A Paris, le 24 février 2010
Glose :
Ibrahim Kounanbaiev Abaï (1845-1904) : poète et aksakal (sage aux cheveux blancs) kazakh. Abaï naquit dans une famille riche et célèbre du Kazakhstan. Son arrière-grand-père Irgizbaï était juge et héros de la tribu Tobykty, venue du Turkestan. Son grand-père Ouskenbaï et son père Kounanbaï jouissaient également d’une grande influence dans le pays comme juge et sultan. Sa mère Ouljane provenait aussi d’une famille du district de Karkaraly et avait pour oncles des humoristes très populaires dans la steppe. Il apprit l’arabe, le persan et le turc, et devint un expert de l’Islam. Sa carrière poétique commença très tôt. La perte en mai 1904 d’un fils aimé, Magaouya, hâta la mort du poète qui s’éteignit quarante jous plus tard, retiré de la vie publique. Il est considéré comme le père de la littérature kazakhe.
ENGLISH :
In Impermanence The Heart Persists
To Ibrahim Kounanbaiev Abaï
‘ Why conceal the deepest laws of life?
They have no walls around them.’
Victor Hugo
1.
Mute matter, I speak your name
And you begin to vibrate,
I lend you my voice
And there and then you become music.
Mute matter, I caress you with my eyes
And, trembling with life,
You emerge from your dark anonymity!
The mist you appear from is an alien mist
And you speak to me in an alien tongue,
Matter!
This is how universal tenderness is written on the world!
O love of God,
Sole path through reality
Into the world’s greatest mysteries!
2.
This tiny violet
On the rain-soaked path
Which opens beneath my gaze,
Unconscious of its own existence and of mine,
Touched through and through by my love,
Smiles and begins to dance,
Such joy, like a child free on the longest reins,
So as to give pleasure to the air, to the earth,
To the sun,
To my soul!
That violet, so fragile, so graceful
Held in the warm hand of God
Who cherishes its joy
More than anything in the world!
O the stainless souls who dwell
On that lily white Archipelago!
Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges
A Ibrahim Kounanbaiev Abaï
« Pourquoi cacher ces lois profondes ?
Rien n’est muré. »
Victor Hugo
I.
Chose, je dis ton nom
Et tu commences à vibrer,
Je te donne ma voix
Et aussitôt tu deviens musique.
Chose, je te caresse de mon regard
Et, tremblant de vie,
Tu sors de ton obscur anonymat !
Tu viens d’une autre brume
Et me parle en ton autre langage,
Chose !
Ô universelle écriture de la tendresse !
Ô amour de Dieu,
Unique, réelle avancée
Dans les hauts mystères du monde !
II.
Cette petite violette
Sur le sentier détrempé
Qui s’ouvre sous mes yeux,
Ignorant sa propre existence et la mienne,
Touchée par mon amour,
Sourit et se met à danser,
La joie, rênes longues,
Pour faire plaisir à l’air, à la terre,
Au soleil,
A mon âme !
Elle, si frêle, si gracieuse
Dans la main chaude de Dieu
Qui chérit sa joie
Plus que tout au monde !
Ô Archipel lilial des âmes sans tache !
A Paris, le 24 février 2010
Glose :
Ibrahim Kounanbaiev Abaï (1845-1904) : poète et aksakal (sage aux cheveux blancs) kazakh. Abaï naquit dans une famille riche et célèbre du Kazakhstan. Son arrière-grand-père Irgizbaï était juge et héros de la tribu Tobykty, venue du Turkestan. Son grand-père Ouskenbaï et son père Kounanbaï jouissaient également d’une grande influence dans le pays comme juge et sultan. Sa mère Ouljane provenait aussi d’une famille du district de Karkaraly et avait pour oncles des humoristes très populaires dans la steppe. Il apprit l’arabe, le persan et le turc, et devint un expert de l’Islam. Sa carrière poétique commença très tôt. La perte en mai 1904 d’un fils aimé, Magaouya, hâta la mort du poète qui s’éteignit quarante jous plus tard, retiré de la vie publique. Il est considéré comme le père de la littérature kazakhe.
ENGLISH :
In Impermanence The Heart Persists
To Ibrahim Kounanbaiev Abaï
‘ Why conceal the deepest laws of life?
They have no walls around them.’
Victor Hugo
1.
Mute matter, I speak your name
And you begin to vibrate,
I lend you my voice
And there and then you become music.
Mute matter, I caress you with my eyes
And, trembling with life,
You emerge from your dark anonymity!
The mist you appear from is an alien mist
And you speak to me in an alien tongue,
Matter!
This is how universal tenderness is written on the world!
O love of God,
Sole path through reality
Into the world’s greatest mysteries!
2.
This tiny violet
On the rain-soaked path
Which opens beneath my gaze,
Unconscious of its own existence and of mine,
Touched through and through by my love,
Smiles and begins to dance,
Such joy, like a child free on the longest reins,
So as to give pleasure to the air, to the earth,
To the sun,
To my soul!
That violet, so fragile, so graceful
Held in the warm hand of God
Who cherishes its joy
More than anything in the world!
O the stainless souls who dwell
On that lily white Archipelago!
Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges
mardi 23 février 2010
EVOCATION DES MORTS (en espagnol)
EVOCACIÓN DE LOS MUERTOS
(νεκυία)
A Thamyris
" Este otoño
no tengo el niño sobre las rodillas
para contemplar la luna. "
Uejima Onitsura
Luna llena de otoño.
¡ Vacío es el cementerio!
Un pequeño lagarto verde
yace muerto
sobre la hierba amarilla.
Astros vestidos de una bruma rosa y malva
Se inclinan desde lo alto del cielo firme,
una luz calma sobre las tumbas.
¡ Sólo, en rodillas, evoco a los muertos!
Las lágrimas de un búho
acompañan mis lágrimas.
Mi oración, aprende las sílabas
al abrirse en canto,
hazme ser amigo de mismo
y de los dioses.
Almas de los muertos que flotan en el éter,
cuerpos desvanecidos que las raíces de los rosales
mecen en el perfume ligero
de una ternura milenaria.
Plena de misericordia es la noche
que oprime contra su corazón
muertos y vivientes que navegan
en el río del aire.
Y de repente, mil millares de labios
fluyen en mí!
Amplios versos melodiosos
en el delirio esencial
del dolor!
Oh muertos, muertos amados,
invisibles cepas
de nuestras vidas!
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, jueves 28 de setiembre Anno Domini MMVI
Glosa:
Νεκυία ou νέκυια evocación de los muertos. Título del XI canto de la Odisea.
Thamyris o Thamyras (Θάμυρις): poeta tracio, uno de estos músicos míticos a quienes se atribuye poemas diversos e innovaciones diversas y musicales. Habría compuesto una Teogonía, una Cosmogonía y un Titanomachie. Inventor del modo musical dorio. Thamyris es el hijo del músico, poeta y adivinador Philammon, hijo de Apollon, y de la ninfa Argiopé. Otras tradiciones le hacen al hijo de Aethlios y el nieto del amante de la Luna (Sémélé) Endymion, el hijo de Zeus. Del mismo modo, su madre es a veces una de las Musas, Erato, que dirige la lírica, o Melpomène, Que reina sobre la tragedia. Era de una belleza muy grande y se destacaba a la vez en el arte del canto y en el de la lira, el que le habría sido enseñado por uno de los poetas más ilustres de la Antigüedad, Linos mismo. Lo hacíamos veces el dueño de Homère. Homère cuenta que Thamyris intentó rivalizar en música con las Musas, pero que fue vencido y que las diosas, irritadas, lo cegaron y lo privaron de su habilidad musical. Había pedido, en caso de victoria, unirse sucesivamente a todas las Musas. Después de su desventura, Thamyris habría echado su lira, en lo sucesivo inútil, en el río llamado Balyra (en el nombre del cual se encuentran dos palabras que significan: lanzamiento y lira), en Peloponeso.
Uejima Onitsura (1661-1738): poeta y monje budista (bonzo). Autor de haikai. Había perdido, una primavera, a su hijo único.
(νεκυία)
A Thamyris
" Este otoño
no tengo el niño sobre las rodillas
para contemplar la luna. "
Uejima Onitsura
Luna llena de otoño.
¡ Vacío es el cementerio!
Un pequeño lagarto verde
yace muerto
sobre la hierba amarilla.
Astros vestidos de una bruma rosa y malva
Se inclinan desde lo alto del cielo firme,
una luz calma sobre las tumbas.
¡ Sólo, en rodillas, evoco a los muertos!
Las lágrimas de un búho
acompañan mis lágrimas.
Mi oración, aprende las sílabas
al abrirse en canto,
hazme ser amigo de mismo
y de los dioses.
Almas de los muertos que flotan en el éter,
cuerpos desvanecidos que las raíces de los rosales
mecen en el perfume ligero
de una ternura milenaria.
Plena de misericordia es la noche
que oprime contra su corazón
muertos y vivientes que navegan
en el río del aire.
Y de repente, mil millares de labios
fluyen en mí!
Amplios versos melodiosos
en el delirio esencial
del dolor!
Oh muertos, muertos amados,
invisibles cepas
de nuestras vidas!
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, jueves 28 de setiembre Anno Domini MMVI
Glosa:
Νεκυία ou νέκυια evocación de los muertos. Título del XI canto de la Odisea.
Thamyris o Thamyras (Θάμυρις): poeta tracio, uno de estos músicos míticos a quienes se atribuye poemas diversos e innovaciones diversas y musicales. Habría compuesto una Teogonía, una Cosmogonía y un Titanomachie. Inventor del modo musical dorio. Thamyris es el hijo del músico, poeta y adivinador Philammon, hijo de Apollon, y de la ninfa Argiopé. Otras tradiciones le hacen al hijo de Aethlios y el nieto del amante de la Luna (Sémélé) Endymion, el hijo de Zeus. Del mismo modo, su madre es a veces una de las Musas, Erato, que dirige la lírica, o Melpomène, Que reina sobre la tragedia. Era de una belleza muy grande y se destacaba a la vez en el arte del canto y en el de la lira, el que le habría sido enseñado por uno de los poetas más ilustres de la Antigüedad, Linos mismo. Lo hacíamos veces el dueño de Homère. Homère cuenta que Thamyris intentó rivalizar en música con las Musas, pero que fue vencido y que las diosas, irritadas, lo cegaron y lo privaron de su habilidad musical. Había pedido, en caso de victoria, unirse sucesivamente a todas las Musas. Después de su desventura, Thamyris habría echado su lira, en lo sucesivo inútil, en el río llamado Balyra (en el nombre del cual se encuentran dos palabras que significan: lanzamiento y lira), en Peloponeso.
Uejima Onitsura (1661-1738): poeta y monje budista (bonzo). Autor de haikai. Había perdido, una primavera, a su hijo único.
jeudi 18 février 2010
LA DAME AU MIROIR
LA DAME AU MIROIR
A Aglaé
« La connais-tu, Daphné, cette ancienne romance
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs… »
Gérard de Nerval,
Delfica
Le miroir à main, l’ébauche d’un beau visage
Plongé dans un ciel qui chante et éblouit,
La vie évanescente d’un cœur léger, épris
De cet après-midi venu du fond des âges.
C’est vous, Madame, c’est vous, jaillie d’un souvenir
Que l’âme avait rangé dans un repli du temps
Et qui vient ce soir heurté la face du sang,
Cherchant à devenir poème, musique, sourire !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, ce jeudi 18 février, Anno Domini MMX
Glose :
Aglaé : prénom, du grec aglaos / ’ αγλαός, « brillant, splendide ».
Gérard de Nerval (1808- 1855) : pseudonyme de Gérard Labrunie, poète français. Fils d'Étienne Labrunie, médecin militaire, et de Marie-Antoinette Laurent fille d'un marchand linger. Gérard est élevé par son grand-oncle maternel, Antoine Boucher, à Mortefontaine, dans la campagne du Valois, à Saint-Germain-en-Laye et à Paris. Au printemps 1814, le docteur Labrunie retrouve la vie civile et s'installe avec son fils à Paris.
En 1882, il entre au collège Charlemagne, où il a pour condisciple Théophile Gautier. C'est en classe de première (année scolaire 1823-1824) qu'il composa son premier recueil resté manuscrit de cent quarante pages : Poésies et Poèmes par Gérard L. 1824 qu'il donna plus tard à Arsène Houssaye. Il se suicida en 1855.
Sycomore (érable sycomore) - (Acer pseudoplatanus) : arbre de grande taille de la famille des Sapindacées (anciennement Acéracées) fréquent dans les régions montagneuses d’Europe.
Delfica (ad.) : delphique (delfica en italien), de Delphes, site d'un important sanctuaire panhellénique dans la Grèce antique. Il est dédié au dieu Apollon Pythien et caractérisé par la présence d'un oracle. Delphes se trouve en Phocide.
Le nom de Delphes (Δελφοί / Delphoí) vient du mot dauphin (δελφίς / delphís) : dans la poésie homérique, Apollon aurait pris la forme de cet animal pour attirer les marins crétois chargés d'instaurer son culte sur le site.
A Aglaé
« La connais-tu, Daphné, cette ancienne romance
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs… »
Gérard de Nerval,
Delfica
Le miroir à main, l’ébauche d’un beau visage
Plongé dans un ciel qui chante et éblouit,
La vie évanescente d’un cœur léger, épris
De cet après-midi venu du fond des âges.
C’est vous, Madame, c’est vous, jaillie d’un souvenir
Que l’âme avait rangé dans un repli du temps
Et qui vient ce soir heurté la face du sang,
Cherchant à devenir poème, musique, sourire !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, ce jeudi 18 février, Anno Domini MMX
Glose :
Aglaé : prénom, du grec aglaos / ’ αγλαός, « brillant, splendide ».
Gérard de Nerval (1808- 1855) : pseudonyme de Gérard Labrunie, poète français. Fils d'Étienne Labrunie, médecin militaire, et de Marie-Antoinette Laurent fille d'un marchand linger. Gérard est élevé par son grand-oncle maternel, Antoine Boucher, à Mortefontaine, dans la campagne du Valois, à Saint-Germain-en-Laye et à Paris. Au printemps 1814, le docteur Labrunie retrouve la vie civile et s'installe avec son fils à Paris.
En 1882, il entre au collège Charlemagne, où il a pour condisciple Théophile Gautier. C'est en classe de première (année scolaire 1823-1824) qu'il composa son premier recueil resté manuscrit de cent quarante pages : Poésies et Poèmes par Gérard L. 1824 qu'il donna plus tard à Arsène Houssaye. Il se suicida en 1855.
Sycomore (érable sycomore) - (Acer pseudoplatanus) : arbre de grande taille de la famille des Sapindacées (anciennement Acéracées) fréquent dans les régions montagneuses d’Europe.
Delfica (ad.) : delphique (delfica en italien), de Delphes, site d'un important sanctuaire panhellénique dans la Grèce antique. Il est dédié au dieu Apollon Pythien et caractérisé par la présence d'un oracle. Delphes se trouve en Phocide.
Le nom de Delphes (Δελφοί / Delphoí) vient du mot dauphin (δελφίς / delphís) : dans la poésie homérique, Apollon aurait pris la forme de cet animal pour attirer les marins crétois chargés d'instaurer son culte sur le site.
mercredi 17 février 2010
PHILIPPE DE RENTY
PHILIPPE DE RENTY
A Philippine de Renty
« Brûlon en tout pour Dieu, par tout pour Dieu »
Gaston de Renty
Dors, dors, mon doux Ami, que ton sommeil rédime
Le temps des solitudes blessées par la souffrance,
Que dans tes veines d’iris le livre du silence
Fasse à nouveau fleurir l’éclat des jours sublimes,
Et que la fine pluie qui accompagne tes pas
Vers le vertige d’une aube peuplée de chants sereins,
Soit le signe sonore, l’avertissement divin
Que désormais ton âme sera calice de joie.
Adieu, Ami très cher, mes pleurs sauront inscrire
Ton nom sur les vitraux du ciel printanier
Pour que la brise vienne couvrir de ses baisers
Ses lettres enlacées aux sons attiques des lyres !
La nuit, assis en face du Zodiaque d’opale,
Je chercherai, tremblant, ton immortelle étoile !
Athanase Vantchev de Thracy
A Paris, ce mercredi 17 février, l’An de Grâce MMX
Aujourd’hui, au cimetière Père Lachaise, sous une pluie fine, j’ai dit adieu à mon Ami Philippe de Renty ! Je dédie ce poème à son unique fille, Philippine de Renty.
Glose :
Gaston-Jean-Baptiste de Renty (1611-1649) : écuyer, seigneur et baron de Landelles et de Bény en Normandie, homme de Dieu, saint laïque, ancêtre de Philippe de Renty. Il reste peu de choses du château des Renty, mais le clocher de Bény, de style militaire, rappelle toujours le zèle du saint baron qui la fit élever. Pour plus de renseignements sur la vie de ce grand homme, lire l’ouvrage de Raymond Triboulet « Gaston de Renty, 1611-1649, un homme de ce monde, un homme de Dieu. » (Beauchesne Editeur, Paris, 1991).
Rédimer (verbe) : du latin classique redimere, « rachter ».
Opale (n.f.) : pierre semi-précieuse opaque ou translucide à reflets irisés. L'origine du terme opale vient du mot sanskrit upala signifiant « pierre précieuse », qui est à l'origine du mot grec opallion et du latin opalus. Pline l’Ancien écrit à propos des opales :
« Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles ont offert à la description des difficultés infinies; car en elles se trouve le feu subtil de l'escarboucle, l'éclat purpurin de l'améthyste, le vert de mer de l'émeraude; et toutes ces teintes y brillent, merveilleusement fondues. Parmi les auteurs, les uns ont comparé l'effet général des opales à l'arménium, couleur employée par les peintres; les autres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d'un feu sur lequel on jette de l'huile ». Armenium : couleur verte.
A Philippine de Renty
« Brûlon en tout pour Dieu, par tout pour Dieu »
Gaston de Renty
Dors, dors, mon doux Ami, que ton sommeil rédime
Le temps des solitudes blessées par la souffrance,
Que dans tes veines d’iris le livre du silence
Fasse à nouveau fleurir l’éclat des jours sublimes,
Et que la fine pluie qui accompagne tes pas
Vers le vertige d’une aube peuplée de chants sereins,
Soit le signe sonore, l’avertissement divin
Que désormais ton âme sera calice de joie.
Adieu, Ami très cher, mes pleurs sauront inscrire
Ton nom sur les vitraux du ciel printanier
Pour que la brise vienne couvrir de ses baisers
Ses lettres enlacées aux sons attiques des lyres !
La nuit, assis en face du Zodiaque d’opale,
Je chercherai, tremblant, ton immortelle étoile !
Athanase Vantchev de Thracy
A Paris, ce mercredi 17 février, l’An de Grâce MMX
Aujourd’hui, au cimetière Père Lachaise, sous une pluie fine, j’ai dit adieu à mon Ami Philippe de Renty ! Je dédie ce poème à son unique fille, Philippine de Renty.
Glose :
Gaston-Jean-Baptiste de Renty (1611-1649) : écuyer, seigneur et baron de Landelles et de Bény en Normandie, homme de Dieu, saint laïque, ancêtre de Philippe de Renty. Il reste peu de choses du château des Renty, mais le clocher de Bény, de style militaire, rappelle toujours le zèle du saint baron qui la fit élever. Pour plus de renseignements sur la vie de ce grand homme, lire l’ouvrage de Raymond Triboulet « Gaston de Renty, 1611-1649, un homme de ce monde, un homme de Dieu. » (Beauchesne Editeur, Paris, 1991).
Rédimer (verbe) : du latin classique redimere, « rachter ».
Opale (n.f.) : pierre semi-précieuse opaque ou translucide à reflets irisés. L'origine du terme opale vient du mot sanskrit upala signifiant « pierre précieuse », qui est à l'origine du mot grec opallion et du latin opalus. Pline l’Ancien écrit à propos des opales :
« Formées de ce qui fait le mérite des pierreries les plus précieuses, elles ont offert à la description des difficultés infinies; car en elles se trouve le feu subtil de l'escarboucle, l'éclat purpurin de l'améthyste, le vert de mer de l'émeraude; et toutes ces teintes y brillent, merveilleusement fondues. Parmi les auteurs, les uns ont comparé l'effet général des opales à l'arménium, couleur employée par les peintres; les autres, à la flamme du soufre qui brûle, ou à celle d'un feu sur lequel on jette de l'huile ». Armenium : couleur verte.
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