AS ALEGRIAS RÚSTICAS DA POESIA
Para Tiburce
"Após a chuva de estrelas
No prado de cinzas
Todos reuniram-se sob a guarda
dos anjos"
Zbigniew Herbert
Eu amo as sílabas modestas e humildes das palavras
O esplendor suave da sua integridade
Nessa noite de maio, nadando numa paz suprema
Em busca de um país cheio de luz
Que se derrama dentro de mim mesmo.
O castelo
Está cheio de propostas que fazem rir
Mas que na verdade deveriam fazer chorar
Tão grande e irrevogável é seu vazio
Sua peremptória insignificância
Desprovido de toda consistência
Estou parado, fora, no limiar
De uma ala solitária
Distante do abismo dessa boquiaberta omnidicência
Em companhia de um velho gato
Apaixonado por mim
Silencioso, tomado de um ardor indomável
Admiro, sem mover-me, o harmonioso movimento
Dos arbustos, sob a respiração elegante do ar
Que docemente se transforma em sombra
ao toque do veludo suave da noite.
E me parece nesse momento exato
Que fico também imponderável
E que as volúveis rosas sobem
Ao redor das estacas de madeira clara
em busca de um céu lilás.
Uma tristeza suave flutua
Ao redor de todos os seres
Como uma bênção inesperada,
Profunda,
Legível, vibrante
Do anjo do crepúsculo
Que tarda em se juntar
Ao voo disperso
De seus alados pares
E sonho de repente com palavras
Estruturas de sons tão discretos
Tão humildes, tão pudicos
Que já não podem mais opor
nem o mínimo obstáculo
À clarividência do coração
à densa presença desse universo puro.
Palavras que não ousam mais ferir
A alegria dum minuto
Talhado no cristal do amor.
Palavras vindas do mundo invisível,
Mas suntuosamente real
Dum tempo imemorável
Para celebrar a eclosão taciturna
Desse lindo jardim primaveril.
Paris, quarta-feira 11 de junho , do Ano da Graça de MMVIII
Glossário : Tiburce: velho pronome, do latin tiburtinus, originário de Tibur, cidade do Latium (Itália)
A Sibyla de Tibur anunciou a Augusto o nascimento de Jesus.
Zbigniew Herbert (1924-1998) Figura maior na paisagem da poesia polonesa do século XX. Nascido em 1924 em Lviv ou Lvov (atualmente na Ucrânia)
debutou tardiamente no seio de uma geração de poetas mais jovens. A fama repentina deu-se com a ressonância política de seus poemas: o ano da publicação de seu
primeiro livro de poemas foi também o do relativo afrouxamento do sistema totalitário da Polônia e com ele o desaparecimento da censura. Ele continuou escrevendo
até o fim de sua vida. Seu último poemário foi publicado em 1998, alguns meses antes de sua morte.
Traduit en portugais pae Guilem Rodrigues da Silva
vendredi 16 avril 2010
EN PEU DE PAROLES (en portugais)
EM POUCAS PALAVRAS
Para Sarane Alexandrian
"Oh, cala-te, quando entornas o terror em ti"
Alain Jouffroy
Momentos densos,
Pássaros migratórios,
Tais como velas no estreito do céu,
As raízes dos arbustos sobem,
Invisíveis, para os frutos maduros
E as estrelas pálidas,
O poema dos mortos.
Mais suave
Que flocos de lã,
Branca,
A música de Schubert
Passeia a sua alma vaporosa
Sobre a cabeça
De crianças adormecidas!
Perfeitamente,
Paris, 1 de julho de 2008
Fazia um calor insuportável em Paris.
Glossário :
Sarane Alexandrian (nascido em 1927) : Ensaista, romancista, historiador de arte, crítico literário francês.
Alain Jouffroy (nascido em 1928) Um dos grandes poetas contemporâneos franceses.
Franz Peter Schbert (1797-1828) compositor austríaco. Apesar de morrer aos trinta e um anos, Schbert foi um dos grandes compositores do século XIX e mestre incontestável do lied.
Traduit en portugais par Guilem Rodrigues da Silva
Para Sarane Alexandrian
"Oh, cala-te, quando entornas o terror em ti"
Alain Jouffroy
Momentos densos,
Pássaros migratórios,
Tais como velas no estreito do céu,
As raízes dos arbustos sobem,
Invisíveis, para os frutos maduros
E as estrelas pálidas,
O poema dos mortos.
Mais suave
Que flocos de lã,
Branca,
A música de Schubert
Passeia a sua alma vaporosa
Sobre a cabeça
De crianças adormecidas!
Perfeitamente,
Paris, 1 de julho de 2008
Fazia um calor insuportável em Paris.
Glossário :
Sarane Alexandrian (nascido em 1927) : Ensaista, romancista, historiador de arte, crítico literário francês.
Alain Jouffroy (nascido em 1928) Um dos grandes poetas contemporâneos franceses.
Franz Peter Schbert (1797-1828) compositor austríaco. Apesar de morrer aos trinta e um anos, Schbert foi um dos grandes compositores do século XIX e mestre incontestável do lied.
Traduit en portugais par Guilem Rodrigues da Silva
jeudi 15 avril 2010
INCANTATION (Ali)
INCANTATION
A Ali
Vous souriez, mon Prince, et soudainement le temps
Devient délicieux comme une églogue romaine,
L’aurore répand dans l’air sa lumière sereine
Et rend léger le cœur et transparent le sang !
Athanase Vantchev de Thracy
Glose :
Eglogue (n.f.) : l’églogue est un poème de style classique consacré à un sujet pastoral. Les poèmes de ce genre littéraire sont parfois qualifiés de « bucoliques ». L’étymologie du mot latin eclogæ est grecque : εκλεγη / eklegē, qui signifie « recueil, florilège ». Le terme faisait référence à l’origine à des suites de poèmes courts de genre indifférent, odes, épîtres, satires, épigrammes, bucoliques, etc., et à des extraits de recueils d’auteur. Les Anciens appelaient « églogues » les poèmes du recueil de Virgile intitulé les « Bucoliques » et les poètes latins postérieurs à Virgile prirent l’habitude d’appeler leurs propres poèmes bucoliques « églogue », par référence au célèbre poète d’Auguste et Mécène. De là serait venu l’emploi du mot églogue dans le sens de poème pastoral, et l’identification de ce mot avec celui de « bucolique ». Parmi les épigones de Virgile auteurs d’églogues, on peut citer Calpurnius et Nemesianus.
A Ali
Vous souriez, mon Prince, et soudainement le temps
Devient délicieux comme une églogue romaine,
L’aurore répand dans l’air sa lumière sereine
Et rend léger le cœur et transparent le sang !
Athanase Vantchev de Thracy
Glose :
Eglogue (n.f.) : l’églogue est un poème de style classique consacré à un sujet pastoral. Les poèmes de ce genre littéraire sont parfois qualifiés de « bucoliques ». L’étymologie du mot latin eclogæ est grecque : εκλεγη / eklegē, qui signifie « recueil, florilège ». Le terme faisait référence à l’origine à des suites de poèmes courts de genre indifférent, odes, épîtres, satires, épigrammes, bucoliques, etc., et à des extraits de recueils d’auteur. Les Anciens appelaient « églogues » les poèmes du recueil de Virgile intitulé les « Bucoliques » et les poètes latins postérieurs à Virgile prirent l’habitude d’appeler leurs propres poèmes bucoliques « églogue », par référence au célèbre poète d’Auguste et Mécène. De là serait venu l’emploi du mot églogue dans le sens de poème pastoral, et l’identification de ce mot avec celui de « bucolique ». Parmi les épigones de Virgile auteurs d’églogues, on peut citer Calpurnius et Nemesianus.
mardi 13 avril 2010
L'ARMAGNAC
L’ARMAGNAC
(AYGUE ARDENS)
Ciel qui cache les racines de l’éclair
Dans les grappes d’or !
Soleil qui verse son feu ardent
Sur les hauts fleuves flamboyants des vignes
De la divine Armagnac !
Pays adoré, toi, temps ressemblé
De tous les temps !
J’aime les vaisseaux diaphanes de la lumière
Dans le blond enchevêtrement de tes vergers,
Mon cœur frissonne en écoutant le suave bruissement
De tes cépages généreux,
En prêtant l’ouïe au clair murmure des sèves
Qui courent dans tes tiges heureuses.
Ô feuilles luisantes des vignobles,
Ô fruits d’ambre rose !
Y a-t-il chose plus aimable
Que les vents endormis dans la paix des colombiers.
Que les chants trempés dans les parfums envoûtants
De ce pays franc où la vie absolue
Baigne dans son rayonnement incessant toute chose.
Armagnac, poème au savoir immédiat,
Hymne sans larmes ni préambules :
Arène, sang, volupté, vie, mort
Et résurrection pure !
Vivre ici, à l’ombre des roses,
Respirer, rire, converser en ami intime
Avec cette eau-de-vie plus subtile
Que le vol léger des séraphins.
Arômes sublimes d’herbes folles bien fondus,
Senteurs sereines qu’exhalent
Les collines élancées
Et les garrigues sauvages !
Aygue ardens,
Bouquet de violettes blanches et de pruneaux mauves,
De cannelle brune et de fruits confis,
De noisette et de framboise des bois,
De tabac blond et d’abricot d’or !
Oui, j’aime ce liquide éblouissant,
Son onde doucement madérisée
Qui surpasse par sa saveur bouleversante
Le nectar des rhytons que les éphèbes échansons
Tendent aux lèvres des dieux immortels !
Où que j’aille, j’hume ses fragrances vertigineuses
D’épices et de sucre roux venus des îles lointaines,
De miel de menthe et d’acacia à la rondeur d’été,
De fruits rouges et de café robuste,
De valérianelle printanière !
Elle vit en moi, elle enflamme mes entrailles
Cette longueur enivrante en bouche,
Cet équilibre dans le tourbillon de goûts et d’odeurs,
Âme et esprits légers de la vigne !
Elles hantent ma mémoire ces indicibles saveurs d’automne :
Abricot de jade, citron couleur d’aurore, prune d’ombre pourpre,
Il vogue dans mon sang ce goût d'amandes grillées et de cacao,
De poire et de framboise à l’exquisité attique,
De réglisse amère et de pain grillé.
Pays d’Armagnac, pays mien,
Contrée enchantée aux mille millésimes superbes
Ample et souple.
Eau-de-vie solaire ! Longueur et plénitude,
Souplesse racée et douceur de velours dans chaque gorgée !
Je t’aime, eau-de-vie à la virilité romaine
Eau-de-vie à la féminité égyptienne !
Oui, j’aime cette bouche franche et précise,
Souple et fruitée, lucide et discrètement sucrée !
Cette queue de paon
Qui ouvre les portes des paradis pleins de suavité !
Les palais des royaumes où mûrit l’éternité !
Pays d’Armagnac,
Accueille mon cœur
Assoiffé de lire l’alphabet
De ton ciel fait de chants de rossignols
Et de danses d’hirondelles !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, avril, Anno Domini MMX
Glose :
En 1310, Domini Vitalis de Furno, dit Maître Vital Dufour, prieur d’Eauze en Gascogne, vantait les 40 vertus de l’aygue ardente (l’eau qui brûle), l’eau de vie locale, qui allait prendre plus tard le nom d’armagnac. Voici ce que ce savant ecclésiastique écrit dans son ouvrage de médecine « De Maitre Vital Dufour ... livre très utile pour conserver la santé et rester en bonne forme... " :
" Cette eau, si on la prend médicalement et sobrement, on prétend qu'elle a 40 vertus ou efficacités. Elle aiguise l'esprit si on en prend avec modération, rappelle à la mémoire le passé, rend l'homme joyeux au dessus de tout, conserve la jeunesse et retarde la sénilité...
Armagnac (n.m.) : eau-de-vie produite dans la région d’Armagnac, dans le Sud-Ouest de la France, issue de la distillation de vins blancs secs vinifiés à partir de quatre principaux cépages :
- l’ugni blanc : un cépage très répandu. Il est présent dans de nombreux terroirs du sud de la France. Sous le nom de "Saint-Emilion" c'est le raisin prédominant du Cognac. Il est également exploité pour sa fraîcheur dans le Languedoc, la Provence et la Cortse. Arôme : banane.
- le baco blanc : le baco blanc est une obtention de François Baco (1865-1947). L'origine génétique est vérifiée et c'est un croisement des cépages folle-blanche x noah réalisé en 1898. Le cépage est le seul hybride producteur direct faisant partie de l'encépagement d'une Appelation d’origine contrôlée, l’armagnac. En France, il couvre 2.103 hectares (2004).
- le colombard : il est originaire des Charentes, un cru de Cognac au nord de Cognac. Il fait partie dès l'origine, des cépages utilisés pour l'élaboration de vins destinés à être distillés pour donner du cognac. Donnant des vins moins âpres et plus alcoolisés que la folle blanche. sa culture a été favorisée par le marché hollandais pour l'exportation de vins blancs secs. Avec la folle blanche, il a été introduit depuis longtemps dans le vignoble de Bordeaux et d’Armagnac.
- La folle-blanche : cépage de cuve blanc français qui produit un vin très acide (folle) et très pâle (blanche). Son autre nom, gros plant tire son nom de la grosseur des ceps ou de ses gros rendements. Ce cépage porte de nombreux noms en France, parmi lesquels Blancheton, Enrageat, Grosse chalosse ou grosse blanquette, Hivernage, Picpoul, piquepoul ou piquepoult, piquepouille ou picpouille, Talos ou talosse.
Le taux en alcool de l’armagnac est supérieur ou égal à 40% vol. Eauze est la capitale de l'Armagnac.
(AYGUE ARDENS)
Ciel qui cache les racines de l’éclair
Dans les grappes d’or !
Soleil qui verse son feu ardent
Sur les hauts fleuves flamboyants des vignes
De la divine Armagnac !
Pays adoré, toi, temps ressemblé
De tous les temps !
J’aime les vaisseaux diaphanes de la lumière
Dans le blond enchevêtrement de tes vergers,
Mon cœur frissonne en écoutant le suave bruissement
De tes cépages généreux,
En prêtant l’ouïe au clair murmure des sèves
Qui courent dans tes tiges heureuses.
Ô feuilles luisantes des vignobles,
Ô fruits d’ambre rose !
Y a-t-il chose plus aimable
Que les vents endormis dans la paix des colombiers.
Que les chants trempés dans les parfums envoûtants
De ce pays franc où la vie absolue
Baigne dans son rayonnement incessant toute chose.
Armagnac, poème au savoir immédiat,
Hymne sans larmes ni préambules :
Arène, sang, volupté, vie, mort
Et résurrection pure !
Vivre ici, à l’ombre des roses,
Respirer, rire, converser en ami intime
Avec cette eau-de-vie plus subtile
Que le vol léger des séraphins.
Arômes sublimes d’herbes folles bien fondus,
Senteurs sereines qu’exhalent
Les collines élancées
Et les garrigues sauvages !
Aygue ardens,
Bouquet de violettes blanches et de pruneaux mauves,
De cannelle brune et de fruits confis,
De noisette et de framboise des bois,
De tabac blond et d’abricot d’or !
Oui, j’aime ce liquide éblouissant,
Son onde doucement madérisée
Qui surpasse par sa saveur bouleversante
Le nectar des rhytons que les éphèbes échansons
Tendent aux lèvres des dieux immortels !
Où que j’aille, j’hume ses fragrances vertigineuses
D’épices et de sucre roux venus des îles lointaines,
De miel de menthe et d’acacia à la rondeur d’été,
De fruits rouges et de café robuste,
De valérianelle printanière !
Elle vit en moi, elle enflamme mes entrailles
Cette longueur enivrante en bouche,
Cet équilibre dans le tourbillon de goûts et d’odeurs,
Âme et esprits légers de la vigne !
Elles hantent ma mémoire ces indicibles saveurs d’automne :
Abricot de jade, citron couleur d’aurore, prune d’ombre pourpre,
Il vogue dans mon sang ce goût d'amandes grillées et de cacao,
De poire et de framboise à l’exquisité attique,
De réglisse amère et de pain grillé.
Pays d’Armagnac, pays mien,
Contrée enchantée aux mille millésimes superbes
Ample et souple.
Eau-de-vie solaire ! Longueur et plénitude,
Souplesse racée et douceur de velours dans chaque gorgée !
Je t’aime, eau-de-vie à la virilité romaine
Eau-de-vie à la féminité égyptienne !
Oui, j’aime cette bouche franche et précise,
Souple et fruitée, lucide et discrètement sucrée !
Cette queue de paon
Qui ouvre les portes des paradis pleins de suavité !
Les palais des royaumes où mûrit l’éternité !
Pays d’Armagnac,
Accueille mon cœur
Assoiffé de lire l’alphabet
De ton ciel fait de chants de rossignols
Et de danses d’hirondelles !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, avril, Anno Domini MMX
Glose :
En 1310, Domini Vitalis de Furno, dit Maître Vital Dufour, prieur d’Eauze en Gascogne, vantait les 40 vertus de l’aygue ardente (l’eau qui brûle), l’eau de vie locale, qui allait prendre plus tard le nom d’armagnac. Voici ce que ce savant ecclésiastique écrit dans son ouvrage de médecine « De Maitre Vital Dufour ... livre très utile pour conserver la santé et rester en bonne forme... " :
" Cette eau, si on la prend médicalement et sobrement, on prétend qu'elle a 40 vertus ou efficacités. Elle aiguise l'esprit si on en prend avec modération, rappelle à la mémoire le passé, rend l'homme joyeux au dessus de tout, conserve la jeunesse et retarde la sénilité...
Armagnac (n.m.) : eau-de-vie produite dans la région d’Armagnac, dans le Sud-Ouest de la France, issue de la distillation de vins blancs secs vinifiés à partir de quatre principaux cépages :
- l’ugni blanc : un cépage très répandu. Il est présent dans de nombreux terroirs du sud de la France. Sous le nom de "Saint-Emilion" c'est le raisin prédominant du Cognac. Il est également exploité pour sa fraîcheur dans le Languedoc, la Provence et la Cortse. Arôme : banane.
- le baco blanc : le baco blanc est une obtention de François Baco (1865-1947). L'origine génétique est vérifiée et c'est un croisement des cépages folle-blanche x noah réalisé en 1898. Le cépage est le seul hybride producteur direct faisant partie de l'encépagement d'une Appelation d’origine contrôlée, l’armagnac. En France, il couvre 2.103 hectares (2004).
- le colombard : il est originaire des Charentes, un cru de Cognac au nord de Cognac. Il fait partie dès l'origine, des cépages utilisés pour l'élaboration de vins destinés à être distillés pour donner du cognac. Donnant des vins moins âpres et plus alcoolisés que la folle blanche. sa culture a été favorisée par le marché hollandais pour l'exportation de vins blancs secs. Avec la folle blanche, il a été introduit depuis longtemps dans le vignoble de Bordeaux et d’Armagnac.
- La folle-blanche : cépage de cuve blanc français qui produit un vin très acide (folle) et très pâle (blanche). Son autre nom, gros plant tire son nom de la grosseur des ceps ou de ses gros rendements. Ce cépage porte de nombreux noms en France, parmi lesquels Blancheton, Enrageat, Grosse chalosse ou grosse blanquette, Hivernage, Picpoul, piquepoul ou piquepoult, piquepouille ou picpouille, Talos ou talosse.
Le taux en alcool de l’armagnac est supérieur ou égal à 40% vol. Eauze est la capitale de l'Armagnac.
mercredi 7 avril 2010
PATRIE (en espagnol)
PATRIA
A James Whitcomb Riley
“ Dame a un hombre que ame (…)
El sabrá lo que quiero decir “.
San Agustín
Patria,
Isla errante en la noche fangosa de sangre,
tierra irresistible, cercada de luz
sin sombra ni límites,
y doble carne de mi carne!
Patria!
Este olor indescriptible
de verónicas, de capucines y lilas,
de geranio dulce, de risa de niño y almas ingenuas!
Patria,
Libro de oro a las letras de saúcos y azul
poema extático y canto superior,
navío de serenos murmullos sin orillas ni tiempos
que navega, llevado por los vientos
de la ternura aérea
sobre las olas incesantes
de las acacias de Tracia en flor!
Patria,
Y este azul unánime,
estas sonrisas de verano manchadas de quemaduras
y de agua de cielo!
¡ Y los narcisos de la nieves, narcisos de las nieves vírgenes
para decir que has florecido, blanca,
en mi pequeño corazón de adolescente!
Patria, ô Patria,
Tu cara indiscernible
es la claridad
que guía mi mano agitada
sobre las páginas lilas de las montañas,
vertiendo la alegría milenaria de tu saber
en los oscuros pozos de los siglos!
Patria,
Rutas y campanarios
de un paisaje qué vibra
bajo los párpados,
sueños reunidos en la luz
de una lágrima inesperada,
y los ojos de las habituales palabras
que miran el cielo engarzado
por el vuelo melodioso de las aves!
Patria,
Un nombre,
algunas sílabas
reflejadas para siempre en el corazón avizor,
una voz patética
en la memoria
qué niega todo olvido!
Patria,
Raíz que libera generosamente
su belleza humilde
en las hojas de los árboles
y sus frutos!
Golondrinas venidas hasta el alma,
los sublimes versos de talentosos
antiguos poetas sobre labios cariñosos!
Patria,
Tan nativa es hoy la tarde,
y tan deliciosos los versos de Riley
que hacen transparente mi oído:
" Una atmósfera indolente, una brisa perezosa,
con la respiración penosa, desplaza el trigo... "
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, el 4 de abril, Pascua, 2010
Glose :
James Whitcomb Riley (1849-1916) : poeta y escritor americano.
Traduit en espagnol par Janice Montouliu
A James Whitcomb Riley
“ Dame a un hombre que ame (…)
El sabrá lo que quiero decir “.
San Agustín
Patria,
Isla errante en la noche fangosa de sangre,
tierra irresistible, cercada de luz
sin sombra ni límites,
y doble carne de mi carne!
Patria!
Este olor indescriptible
de verónicas, de capucines y lilas,
de geranio dulce, de risa de niño y almas ingenuas!
Patria,
Libro de oro a las letras de saúcos y azul
poema extático y canto superior,
navío de serenos murmullos sin orillas ni tiempos
que navega, llevado por los vientos
de la ternura aérea
sobre las olas incesantes
de las acacias de Tracia en flor!
Patria,
Y este azul unánime,
estas sonrisas de verano manchadas de quemaduras
y de agua de cielo!
¡ Y los narcisos de la nieves, narcisos de las nieves vírgenes
para decir que has florecido, blanca,
en mi pequeño corazón de adolescente!
Patria, ô Patria,
Tu cara indiscernible
es la claridad
que guía mi mano agitada
sobre las páginas lilas de las montañas,
vertiendo la alegría milenaria de tu saber
en los oscuros pozos de los siglos!
Patria,
Rutas y campanarios
de un paisaje qué vibra
bajo los párpados,
sueños reunidos en la luz
de una lágrima inesperada,
y los ojos de las habituales palabras
que miran el cielo engarzado
por el vuelo melodioso de las aves!
Patria,
Un nombre,
algunas sílabas
reflejadas para siempre en el corazón avizor,
una voz patética
en la memoria
qué niega todo olvido!
Patria,
Raíz que libera generosamente
su belleza humilde
en las hojas de los árboles
y sus frutos!
Golondrinas venidas hasta el alma,
los sublimes versos de talentosos
antiguos poetas sobre labios cariñosos!
Patria,
Tan nativa es hoy la tarde,
y tan deliciosos los versos de Riley
que hacen transparente mi oído:
" Una atmósfera indolente, una brisa perezosa,
con la respiración penosa, desplaza el trigo... "
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, el 4 de abril, Pascua, 2010
Glose :
James Whitcomb Riley (1849-1916) : poeta y escritor americano.
Traduit en espagnol par Janice Montouliu
CHOSE OFFERTE
CHOSE OFFERTE
(το πρσφερόμενον)
A Romain Guerrière De Beaufort
Les mots tremblent
Comme une âme en extase
Dans un corps en transe.
Mots que l’ange prononce
Par nos lèvres !
L’eau chante
Ses poèmes transparents
Aux gracieux rhododendrons
Du rivage.
Poèmes, piliers
Du temple de la Beauté !
Le vent touche
De ses doigts sonores
Le cœur nu des fleurs.
Doigts qui donnent
Comme les fleurs donnent leurs parfums !
Le jour se dissipe
Et éparpille ses rubis
Dans les prés !
Et il est bon
Qu’il en soit ainsi !
Ah, comme sont sublimes,
Comme sont brûlantes
Les paroles
De l’humble curé d’Ambricourt :
« Ô merveille qu’on puisse ainsi faire présent
de ce qu’on ne possède pas soi-même »
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 7 avril, Anno Domini MMX
Glose :
Rhododendron (n.m.) : du grec ‘ρόδον / rhodon, « rose », et δένδρον / dendron, « arbre », littéralement arbre à rose ou azalée (du grec ’αζαλέος / azaleos, « sec »). Plante dont le genre appartient à la famille des Ericacées.
« Ô merveille qu’on puisse ainsi faire présent
de ce qu’on ne possède pas soi-même » : phrase extraite du célèbre ouvrage de Georges Bernanos « Le journal d’un curé de campagne ».
Georges Bernanos (1888-1048) : un des plus grands écrivains français et inspirateurs de la Résistance. Sa tombe à Pellevoisin (Indre) est devenue lieu de pèlerinage.
(το πρσφερόμενον)
A Romain Guerrière De Beaufort
Les mots tremblent
Comme une âme en extase
Dans un corps en transe.
Mots que l’ange prononce
Par nos lèvres !
L’eau chante
Ses poèmes transparents
Aux gracieux rhododendrons
Du rivage.
Poèmes, piliers
Du temple de la Beauté !
Le vent touche
De ses doigts sonores
Le cœur nu des fleurs.
Doigts qui donnent
Comme les fleurs donnent leurs parfums !
Le jour se dissipe
Et éparpille ses rubis
Dans les prés !
Et il est bon
Qu’il en soit ainsi !
Ah, comme sont sublimes,
Comme sont brûlantes
Les paroles
De l’humble curé d’Ambricourt :
« Ô merveille qu’on puisse ainsi faire présent
de ce qu’on ne possède pas soi-même »
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 7 avril, Anno Domini MMX
Glose :
Rhododendron (n.m.) : du grec ‘ρόδον / rhodon, « rose », et δένδρον / dendron, « arbre », littéralement arbre à rose ou azalée (du grec ’αζαλέος / azaleos, « sec »). Plante dont le genre appartient à la famille des Ericacées.
« Ô merveille qu’on puisse ainsi faire présent
de ce qu’on ne possède pas soi-même » : phrase extraite du célèbre ouvrage de Georges Bernanos « Le journal d’un curé de campagne ».
Georges Bernanos (1888-1048) : un des plus grands écrivains français et inspirateurs de la Résistance. Sa tombe à Pellevoisin (Indre) est devenue lieu de pèlerinage.
lundi 5 avril 2010
PATRIE
PATRIE
A James Whitcomb Riley
« Donne-moi un homme qui aime (…),
il saura ce que je veux dire ».
Saint Augustin
Patrie,
Île errante dans la nuit trouble du sang,
Irrésistible terre, enclos de lumière
Sans ombre ni limites,
Et double chair de ma chair!
Patrie!
Cette odeur inexprimable
De véroniques, de capucines et de lilas,
De doux géranium, de rire d'enfant et d'âmes naïves!
Patrie,
Livre d'or aux lettres de sureaux et d'azur,
Poème extatique et chant supérieur,
Navire de sereins chuchotis sans rives ni temps
Qui vogue, porté par les vents
De la tendresse aérienne
Sur les vagues incessantes
Des acacias thraces en fleurs !
Patrie,
Et ce bleu unanime,
Ces sourires d'été tachés de brûlures
Et d'eau de ciel!
Et des perce-neige, des perce-neige vierges
Pour dire que tu as fleuri, blanche,
Dans mon petit coeur d'adolescent!
Patrie, ô Patrie,
Ton visage indiscernable
Est la clarté
Qui guide ma main enflammée
Sur les pages lilas des montagnes,
Versant la joie millénaire de ton savoir
Dans les puits obscurs des siècles!
Patrie,
Routes et clochers
D'un paysage qui vibre
Sous les paupières clauses,
Songes rassemblés dans le feu
D'une larme inattendue,
Et les yeux des mots familiers
Qui mirent le ciel traversé
Par le vol mélodieux
Des oiseaux!
Patrie,
Un nom,
Quelques syllabes
Collées à jamais au coeur attentif,
Une voix pathétique
Dans la mémoire
Qui refuse tout oubli!
Patrie,
Racine qui livre généreusement
Son humble beauté
Dans les feuilles des arbres
Et leurs fruits!
Des hirondelles venues jusqu'à l'âme,
Des vers sublimes des antiques poètes
De génie sur des lèvres aimantes !
Patrie,
Si nativement est au aujourd'hui le soir,
Et si délicieux les vers de Riley
Qui rendent transparent mon ouïe :
« Une atmosphère indolente, une brise paresseuse,
Avec la respiration pénible, déplace le blé ...»
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, le 4 avril, Pâques, 2010
Glose :
James Whitcomb Riley (1849-1916) : poète et écrivain américain.
A James Whitcomb Riley
« Donne-moi un homme qui aime (…),
il saura ce que je veux dire ».
Saint Augustin
Patrie,
Île errante dans la nuit trouble du sang,
Irrésistible terre, enclos de lumière
Sans ombre ni limites,
Et double chair de ma chair!
Patrie!
Cette odeur inexprimable
De véroniques, de capucines et de lilas,
De doux géranium, de rire d'enfant et d'âmes naïves!
Patrie,
Livre d'or aux lettres de sureaux et d'azur,
Poème extatique et chant supérieur,
Navire de sereins chuchotis sans rives ni temps
Qui vogue, porté par les vents
De la tendresse aérienne
Sur les vagues incessantes
Des acacias thraces en fleurs !
Patrie,
Et ce bleu unanime,
Ces sourires d'été tachés de brûlures
Et d'eau de ciel!
Et des perce-neige, des perce-neige vierges
Pour dire que tu as fleuri, blanche,
Dans mon petit coeur d'adolescent!
Patrie, ô Patrie,
Ton visage indiscernable
Est la clarté
Qui guide ma main enflammée
Sur les pages lilas des montagnes,
Versant la joie millénaire de ton savoir
Dans les puits obscurs des siècles!
Patrie,
Routes et clochers
D'un paysage qui vibre
Sous les paupières clauses,
Songes rassemblés dans le feu
D'une larme inattendue,
Et les yeux des mots familiers
Qui mirent le ciel traversé
Par le vol mélodieux
Des oiseaux!
Patrie,
Un nom,
Quelques syllabes
Collées à jamais au coeur attentif,
Une voix pathétique
Dans la mémoire
Qui refuse tout oubli!
Patrie,
Racine qui livre généreusement
Son humble beauté
Dans les feuilles des arbres
Et leurs fruits!
Des hirondelles venues jusqu'à l'âme,
Des vers sublimes des antiques poètes
De génie sur des lèvres aimantes !
Patrie,
Si nativement est au aujourd'hui le soir,
Et si délicieux les vers de Riley
Qui rendent transparent mon ouïe :
« Une atmosphère indolente, une brise paresseuse,
Avec la respiration pénible, déplace le blé ...»
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, le 4 avril, Pâques, 2010
Glose :
James Whitcomb Riley (1849-1916) : poète et écrivain américain.
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