Mon ami anglais, l'éminent poète Norton Hodges, a traduit ce poème. Un ami cher à mon coeur!
Yes, A Day Will Come
to Penio Penev
'Then people will be good.'
Penio Penev
1.
The night is as soft
as the sigh of violets in the garden,
the sea-green sky,
striated with delicate flowing blue
rolls out its soft silks towards infinity!
I think of you, my poet friend,
as I look at your book,
your portrait, your eyes,
living and pure
with that intense inner light!
I love you! I speak to yout
hrough the thin veil of death
that separates us!
Cautiously I strip your soul
of its crystal thoughts
and transform them into roses!
2.
I read your lines full of poppies,
of wounds like Chinese peonies!
Your words are azure arrows
that strike my hands
and make my tongue bleed!
3.
The summer night steals your shadow
and makes you more transparent than air.
Yes, my poet friend,
there will come a day without death,
and then
life will rise again
from its very depths!
And we will finally be stars
in the land of flowers and love!
The book of the sky
will print on our faces
its double memory!
4.
Tender Osiris, adorned with ritual bands
rubbed with incense,
will guide our steps towards
the ceaseless, fulsome light
of the immortals!
Osiris, the god of lightness, who united in one flash of lightning
the infinity of the centuries
and the whole long corridor of time!
5.
O, my friend,
eternal is the existence of things
in the smile of the Word!
translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges
samedi 28 février 2009
vendredi 27 février 2009
OUI? VIENDRA UN JOUR
OUI, VIENDRA UN JOUR
A Penio Penev
« Et les gens seront bons. »
Penio Penev
I.
La nuit est douce
Comme le soupir des violettes dans le jardin,
Le ciel, vert d’eau,
Jaspée de fine coulées de bleu,
Déploie à l’infini ses molles soies !
Je pense à toi, ami poète,
En regardant ton livre,
Ton portrait, tes yeux,
La dense clarté intérieure,
Vivante et pure de tes prunelles !
Je t’aime ! Je parle avec toi
A travers le mince voile de mort
Qui nous sépare !
Je déshabille avec précaution ton âme
De ses pensées limpides
Et les transforme en roses !
II.
Je lis tes vers remplis de coquelicots,
De plaies pareilles aux pivoines de Chine !
Tes mots sont flèches d’azur
Qui frappent mes mains
Et font saigner ma langue !
III.
La nuit d’été dérobe ton ombre
Et te rend plus transparent que l’air.
Oui, ami poète,
Viendra un jour sans mort,
Alors,
La vie sera ressuscitée
Dans toutes ses profondeurs !
Et nous serons enfin des étoiles
Dans le pays des fleurs et de l’amour !
Le livre du ciel
Imprimera sur nos visages
Sa double mémoire !
IV.
Le tendre Osiris, paré de bandelettes
Frottées d’encens,
Guidera nos pas vers
L’incessante, vers l’ample lumière
Des immortels !
Lui, le dieu léger, qui a uni en un éclair
L’infinité des siècles
Et toute la spacieuse durée du temps !
V.
Ô, mon ami,
Eternelle est l’existence des choses
Dans le sourire du Verbe !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, la nuit du 26 au 27 février 2008
Glose :
Penio Penev (1930-1959) : poète bulgare. Fervent communiste, il participa avec des milliers de jeunes venus de tous les coins de pays, à l’édification de la nouvelle ville de Dimitrovgrad. Adoré par les ouvriers, ouvrier lui-même, il chanta, dans des vers d’une grande beauté, la vie, les joies, l’espoir du peuple. Penev est considéré à juste titre comme l’un des plus talentueux poètes de Bulgarie. Sa maison natale au village de Dobromirovka, région de Sevliévo (Bulgarie du Nord), est transformée en musée. Il est parent avec un autre grand poète bulgare, né dans le même village, Nicolas Kolev.
Osiris : nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne. La traduction de ce nom présente des difficultés et plusieurs hypothèses sont proposées. Ainsi « Ousir », ou « Iousiris », selon une ancienne graphie, a été traduit par « Siège de l'Œil » (du soleil ?), « L'œil puissant », « Celui qui fait son trône » (par allusion à son siège), « Le siège de la puissante » (par référence à la couronne), « Celui qu'elle a remis en fonction » (se rapportant à sa résurrection et à sa nouvelle puissance créatrice, grâce à la magie d'Isis).
Son nom égyptien est Ousir ou Asir ; on l'appelait aussi Ounen-Néfer (« L'éternellement beau ») et Khenty-Imentyou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux », c'est-à-dire des défunts).
Il fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis). C'est le dieu des morts et le garant de la survie du défunt dans le monde souterrain. Son symbole est le pilier Djed, ses attributs sont la barbe postiche, la crosse Heka, le flagellum Nekhekh et la couronne Atef.
Dans les textes des Pyramides, le roi défunt est identifié à Osiris. Au Moyen Empire, l'immortalité n'est plus le privilège du souverain : chaque défunt pouvait accéder à la vie éternelle, devenant lui-même pareil à Osiris.
A Penio Penev
« Et les gens seront bons. »
Penio Penev
I.
La nuit est douce
Comme le soupir des violettes dans le jardin,
Le ciel, vert d’eau,
Jaspée de fine coulées de bleu,
Déploie à l’infini ses molles soies !
Je pense à toi, ami poète,
En regardant ton livre,
Ton portrait, tes yeux,
La dense clarté intérieure,
Vivante et pure de tes prunelles !
Je t’aime ! Je parle avec toi
A travers le mince voile de mort
Qui nous sépare !
Je déshabille avec précaution ton âme
De ses pensées limpides
Et les transforme en roses !
II.
Je lis tes vers remplis de coquelicots,
De plaies pareilles aux pivoines de Chine !
Tes mots sont flèches d’azur
Qui frappent mes mains
Et font saigner ma langue !
III.
La nuit d’été dérobe ton ombre
Et te rend plus transparent que l’air.
Oui, ami poète,
Viendra un jour sans mort,
Alors,
La vie sera ressuscitée
Dans toutes ses profondeurs !
Et nous serons enfin des étoiles
Dans le pays des fleurs et de l’amour !
Le livre du ciel
Imprimera sur nos visages
Sa double mémoire !
IV.
Le tendre Osiris, paré de bandelettes
Frottées d’encens,
Guidera nos pas vers
L’incessante, vers l’ample lumière
Des immortels !
Lui, le dieu léger, qui a uni en un éclair
L’infinité des siècles
Et toute la spacieuse durée du temps !
V.
Ô, mon ami,
Eternelle est l’existence des choses
Dans le sourire du Verbe !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, la nuit du 26 au 27 février 2008
Glose :
Penio Penev (1930-1959) : poète bulgare. Fervent communiste, il participa avec des milliers de jeunes venus de tous les coins de pays, à l’édification de la nouvelle ville de Dimitrovgrad. Adoré par les ouvriers, ouvrier lui-même, il chanta, dans des vers d’une grande beauté, la vie, les joies, l’espoir du peuple. Penev est considéré à juste titre comme l’un des plus talentueux poètes de Bulgarie. Sa maison natale au village de Dobromirovka, région de Sevliévo (Bulgarie du Nord), est transformée en musée. Il est parent avec un autre grand poète bulgare, né dans le même village, Nicolas Kolev.
Osiris : nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne. La traduction de ce nom présente des difficultés et plusieurs hypothèses sont proposées. Ainsi « Ousir », ou « Iousiris », selon une ancienne graphie, a été traduit par « Siège de l'Œil » (du soleil ?), « L'œil puissant », « Celui qui fait son trône » (par allusion à son siège), « Le siège de la puissante » (par référence à la couronne), « Celui qu'elle a remis en fonction » (se rapportant à sa résurrection et à sa nouvelle puissance créatrice, grâce à la magie d'Isis).
Son nom égyptien est Ousir ou Asir ; on l'appelait aussi Ounen-Néfer (« L'éternellement beau ») et Khenty-Imentyou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux », c'est-à-dire des défunts).
Il fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis). C'est le dieu des morts et le garant de la survie du défunt dans le monde souterrain. Son symbole est le pilier Djed, ses attributs sont la barbe postiche, la crosse Heka, le flagellum Nekhekh et la couronne Atef.
Dans les textes des Pyramides, le roi défunt est identifié à Osiris. Au Moyen Empire, l'immortalité n'est plus le privilège du souverain : chaque défunt pouvait accéder à la vie éternelle, devenant lui-même pareil à Osiris.
mardi 24 février 2009
Les lys de la vallée (en russe)
Poème d' Атанас Ванчев де Траси
Mon poème "Les lys de la vallée" a été traduit en russe par le grand poète moscovite Victor Martynov. Qu'il en soit remercié!
Лилии долины
Здесь Атанас покоится, прохожий, –
Утренние росы его одели в саван погребальный,
Могилой служат лилии долины,
А жизнь его была сплошной поэмой,
Поэмой и останется - навек!
Париж, 2 мая 2008 года
Примечание.
Французское linceul саван, происходит от латинского linteolum, “нижнее бельё», которое, в свою очередь, происходит от linteum: «льняная ткань». Синоним: suaire, от латинского sudarium, «тряпка для утирания пота». Самым знаменитым Saint-Suaire считается плащяница, в которую было обёрнуто тело Господа нашего Иисуса Христа.
Mon poème "Les lys de la vallée" a été traduit en russe par le grand poète moscovite Victor Martynov. Qu'il en soit remercié!
Лилии долины
Здесь Атанас покоится, прохожий, –
Утренние росы его одели в саван погребальный,
Могилой служат лилии долины,
А жизнь его была сплошной поэмой,
Поэмой и останется - навек!
Париж, 2 мая 2008 года
Примечание.
Французское linceul саван, происходит от латинского linteolum, “нижнее бельё», которое, в свою очередь, происходит от linteum: «льняная ткань». Синоним: suaire, от латинского sudarium, «тряпка для утирания пота». Самым знаменитым Saint-Suaire считается плащяница, в которую было обёрнуто тело Господа нашего Иисуса Христа.
lundi 23 février 2009
The Monarchomach Theory (en anglais)
My friend, the eminent English poet Norton Hodges translated my poem "Monarchomaque". Thank you, dear Norton!
The Monarchomach Theory
to George Buchanan (1506-1582)
'Blessed be ye poor: for yours is the kingdom of God'
Luke 6:20
I hate the tyranny of today's philosopher kings,
their morbid insolence, their perverse self-confidence,
their devilish catchphrases, their despotic trade
in those who dare to sing eternity!
Sick inquisitors, I abhor your theories,
your satanic tirades against the divine Christ,
I refuse to let your unnatural practices sully the Edenic
joy of my poems, the faith that flows from my pen!
Author's Note: I love Jesus Christ and nothing in the world can tarnish my faith in Him. Materialist philosophers, the real monarchs of contemporary thought, have taken it as their right to hound all those who exalt the Christian faith in an unprecedented witch hunt. I hate these tyrants with all my heart, soul and spirit.
translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges
The Monarchomach Theory
to George Buchanan (1506-1582)
'Blessed be ye poor: for yours is the kingdom of God'
Luke 6:20
I hate the tyranny of today's philosopher kings,
their morbid insolence, their perverse self-confidence,
their devilish catchphrases, their despotic trade
in those who dare to sing eternity!
Sick inquisitors, I abhor your theories,
your satanic tirades against the divine Christ,
I refuse to let your unnatural practices sully the Edenic
joy of my poems, the faith that flows from my pen!
Author's Note: I love Jesus Christ and nothing in the world can tarnish my faith in Him. Materialist philosophers, the real monarchs of contemporary thought, have taken it as their right to hound all those who exalt the Christian faith in an unprecedented witch hunt. I hate these tyrants with all my heart, soul and spirit.
translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges
TOUT EST POUR TOUJOURS
TOUT EST POUR TOUJOURS
« Deus sive Natura »
(« Dieu ou, si vous préférez, la Nature »)
Spinoza
Car tout est infini et plein d’éternité,
Les brins fragiles de l’herbe, les clairs pétales des roses,
Une loi impériale réside au cœur des choses
Que rien ne peut régir, ni force ni volonté !
Et Dieu est une substance aux attributs sans nombre,
Chacun exprime l’agir de l’éternelle essence,
Figure géométrique, Désir et Puissance,
Raison, Nature, Justice, Espace et Forme sans ombre !
Ainsi parlait le sage vêtu de vouloir,
Scrutant la face mystique des livres millénaires
Et devenue Ethique, son existence précaire
Touchait au but suprême et pur du savoir !
Dehors, dans le jardin, un joyeux pinson
Berçait la paix des feuilles de sa limpide chanson !
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, ce lundi 23 février, Anno Christi MMIX
Je poursuis, depuis des semaines, la lente et difficile lecture de Spinoza. Je suppose que cette difficulté tient à deux choses : au style obscure, je veux dire non assez élaboré du philosophe, et à la traduction. Mais il est impossible de dire clairement dans la langue d’arrivée un texte peu clair dans la langue du départ.
« Deus sive Natura »
(« Dieu ou, si vous préférez, la Nature »)
Spinoza
Car tout est infini et plein d’éternité,
Les brins fragiles de l’herbe, les clairs pétales des roses,
Une loi impériale réside au cœur des choses
Que rien ne peut régir, ni force ni volonté !
Et Dieu est une substance aux attributs sans nombre,
Chacun exprime l’agir de l’éternelle essence,
Figure géométrique, Désir et Puissance,
Raison, Nature, Justice, Espace et Forme sans ombre !
Ainsi parlait le sage vêtu de vouloir,
Scrutant la face mystique des livres millénaires
Et devenue Ethique, son existence précaire
Touchait au but suprême et pur du savoir !
Dehors, dans le jardin, un joyeux pinson
Berçait la paix des feuilles de sa limpide chanson !
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, ce lundi 23 février, Anno Christi MMIX
Je poursuis, depuis des semaines, la lente et difficile lecture de Spinoza. Je suppose que cette difficulté tient à deux choses : au style obscure, je veux dire non assez élaboré du philosophe, et à la traduction. Mais il est impossible de dire clairement dans la langue d’arrivée un texte peu clair dans la langue du départ.
dimanche 22 février 2009
MONARCHOMAQUE
MONARCHOMAQUE
A Gorge Buchanan
« Bienheureux les simples d’esprit, car le Royaume de Dieu est à eux »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Je hais la tyrannie des rois de la pensée,
Leur insolence morbide, leur assurance perverse,
Leurs dits diaboliques, leur despotique commerce
Avec les âmes qui osent chanter l’éternité !
Inquisiteurs malsains, j’abhorre vos théories,
Vos sataniques discours contre le Christ Céleste,
Vos mœurs dénaturées ne peuvent toucher l’agreste
Joie de mes poèmes, la foi de mes écrits !
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, ce dimanche 22 février, Anno Domini MMIX
J’aime le Christ. Et rien au monde ne peut ternir ma foi en Lui. Les penseurs matérialistes, véritables monarques de la pensée contemporaine, s’acharnent avec une violence inouïe contre tous ceux qui exaltent la Foi chrétienne. Ce sont ces despotes que je méprise de tout mon cœur, de toute mon âme, de tout mon esprit.
Glose :
Monarchomaque (n.m.) : du verbe grec machomai / μαχομαι, « combattre le monarque ». Libelliste qui s'élève contre l'absolutisme royal qui s'établit à la fin du XVIe siècle en Europe occidentale. Les monarchomaques prônent une certaine « souveraineté du peuple ». L'existence au XVIe siècle des monarchomaques démontre que la théorie de l'absolutisme n'était pas une évidence. Certains, comme Juan de Mariana et Jean Boucher, sont catholiques mais la plupart sont protestants (Philippe de Mornay, François Hotman, Théodore de Bèze, Hubert Languet, George Buchanan).
La doctrine des monarchomaques était héritière du grand orateur athénien Démosthène (384-322 av. J.-C.), modèle du parfait dévouement démocratique. Aristote y voyait une loi de la nature. Cicéron s'en servit pour justifier l'assassinat de César.
Les monarchomaques ont en particulier développé l'idée selon laquelle, si le roi persécutait la religion, il violait le contrat conclu entre Dieu et le peuple et celui-ci pouvait se révolter. Il est évident qu'une telle idée, particulièrement répandue chez les protestants français, a pu inspirer l'assassin d'Henri III par le moine Clément et celui d’Henri IV par Ravaillac.
Georges Buchanan (1506-1582): poète latinisant, dramaturge et historien écossais. Éduqué en Ecosse, Buchanan arriva en 1520 à Paris, où il resta deux ans avant de repartir dans son pays. Il fut professeur au collège Sainte-Barbe et devint le précepteur d’un fils naturel de Jacques V d’Ecosse, le comte de Murray. Ayant écrit une satire contre les Franciscains, il fut emprisonné puis se réfugia en France, et enseigna pendant plusieurs années à Bordeaux et à Paris. Appelé au Portugal pour enseigner à l’Université de Coimbra (Coïmbre en français), il éprouva dans ce pays de nouvelles difficultés à cause de la hardiesse de ses opinions.
Il repassa en Écosse en 1560 et y embrassa le protestantisme. La reine Marie Stuart le chargea de la direction d’un collège, et voulut lui confier l’éducation de son fils ; il ne s’en déclara pas moins contre cette princesse dans les troubles qui suivirent et fut nommé par les États précepteur du jeune roi Jacques VI. Il consacra les dernières années de sa vie à des compositions historiques. Buchanan a écrit en latin.
A Gorge Buchanan
« Bienheureux les simples d’esprit, car le Royaume de Dieu est à eux »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Je hais la tyrannie des rois de la pensée,
Leur insolence morbide, leur assurance perverse,
Leurs dits diaboliques, leur despotique commerce
Avec les âmes qui osent chanter l’éternité !
Inquisiteurs malsains, j’abhorre vos théories,
Vos sataniques discours contre le Christ Céleste,
Vos mœurs dénaturées ne peuvent toucher l’agreste
Joie de mes poèmes, la foi de mes écrits !
Athanase Vantchev de Thracy
Saint-Germain-en-Laye, ce dimanche 22 février, Anno Domini MMIX
J’aime le Christ. Et rien au monde ne peut ternir ma foi en Lui. Les penseurs matérialistes, véritables monarques de la pensée contemporaine, s’acharnent avec une violence inouïe contre tous ceux qui exaltent la Foi chrétienne. Ce sont ces despotes que je méprise de tout mon cœur, de toute mon âme, de tout mon esprit.
Glose :
Monarchomaque (n.m.) : du verbe grec machomai / μαχομαι, « combattre le monarque ». Libelliste qui s'élève contre l'absolutisme royal qui s'établit à la fin du XVIe siècle en Europe occidentale. Les monarchomaques prônent une certaine « souveraineté du peuple ». L'existence au XVIe siècle des monarchomaques démontre que la théorie de l'absolutisme n'était pas une évidence. Certains, comme Juan de Mariana et Jean Boucher, sont catholiques mais la plupart sont protestants (Philippe de Mornay, François Hotman, Théodore de Bèze, Hubert Languet, George Buchanan).
La doctrine des monarchomaques était héritière du grand orateur athénien Démosthène (384-322 av. J.-C.), modèle du parfait dévouement démocratique. Aristote y voyait une loi de la nature. Cicéron s'en servit pour justifier l'assassinat de César.
Les monarchomaques ont en particulier développé l'idée selon laquelle, si le roi persécutait la religion, il violait le contrat conclu entre Dieu et le peuple et celui-ci pouvait se révolter. Il est évident qu'une telle idée, particulièrement répandue chez les protestants français, a pu inspirer l'assassin d'Henri III par le moine Clément et celui d’Henri IV par Ravaillac.
Georges Buchanan (1506-1582): poète latinisant, dramaturge et historien écossais. Éduqué en Ecosse, Buchanan arriva en 1520 à Paris, où il resta deux ans avant de repartir dans son pays. Il fut professeur au collège Sainte-Barbe et devint le précepteur d’un fils naturel de Jacques V d’Ecosse, le comte de Murray. Ayant écrit une satire contre les Franciscains, il fut emprisonné puis se réfugia en France, et enseigna pendant plusieurs années à Bordeaux et à Paris. Appelé au Portugal pour enseigner à l’Université de Coimbra (Coïmbre en français), il éprouva dans ce pays de nouvelles difficultés à cause de la hardiesse de ses opinions.
Il repassa en Écosse en 1560 et y embrassa le protestantisme. La reine Marie Stuart le chargea de la direction d’un collège, et voulut lui confier l’éducation de son fils ; il ne s’en déclara pas moins contre cette princesse dans les troubles qui suivirent et fut nommé par les États précepteur du jeune roi Jacques VI. Il consacra les dernières années de sa vie à des compositions historiques. Buchanan a écrit en latin.
mardi 17 février 2009
FERVEUR (en russe)
Mon ami, le grand poète russe, Victor Martynov, a traduit mon poème. Qu'il en soit remercié!
Атанас Ванчев де Траси
Страстность
Виктору Мартынову
«Чтобы пришёл час, когда вечер запоёт в нас…»
Кристиан Юбэн
Нет возвращения, душа, без благодати,
Без благодати избранных возврата нет!
Да, да, душа, как сладко искупаться
В росе прекрасных глаз зари,
Дышать, расслабиться в объятьях
Светло фисташковых высоких трав!
Жить так, как будто ты принадлежишь
Потустороннему, затерянному миру
По воле случая иль прихоти судьбы!
Один, в молчании пред реками сезонов,
Перед лицом небесной правды каждой вещи!
Стоишь перед стихами,
Что навевают колдовскую власть
Загадочных дельфийских изречений,
Их лаконичность строгую и близкую к тщеславью,
Их власть над нашей бренной жизнью!
Усвоить столь недавнее прозренье:
Ведь этот странный и нездешний мир,
Что мирно засверкал на глади утра,
Единственно реальный, чтоб унять
Неповторимый почерк сердца,
Что к ясности стремится неустанно!
Да, сделай так, душа, чтоб ангелы любви,
Что прячутся в пьянящем аромате олеандра,
Эфирною улыбкой подкрепили
Чистой мечты тугую белоснежность,
И мыслей лёгкую небесную лазурь!
Париж, 5 февраля 2009 года
Я посвящаю эту поэму большому поэту и другу Виктору Мартынову
Атанас Ванчев де Траси
Страстность
Виктору Мартынову
«Чтобы пришёл час, когда вечер запоёт в нас…»
Кристиан Юбэн
Нет возвращения, душа, без благодати,
Без благодати избранных возврата нет!
Да, да, душа, как сладко искупаться
В росе прекрасных глаз зари,
Дышать, расслабиться в объятьях
Светло фисташковых высоких трав!
Жить так, как будто ты принадлежишь
Потустороннему, затерянному миру
По воле случая иль прихоти судьбы!
Один, в молчании пред реками сезонов,
Перед лицом небесной правды каждой вещи!
Стоишь перед стихами,
Что навевают колдовскую власть
Загадочных дельфийских изречений,
Их лаконичность строгую и близкую к тщеславью,
Их власть над нашей бренной жизнью!
Усвоить столь недавнее прозренье:
Ведь этот странный и нездешний мир,
Что мирно засверкал на глади утра,
Единственно реальный, чтоб унять
Неповторимый почерк сердца,
Что к ясности стремится неустанно!
Да, сделай так, душа, чтоб ангелы любви,
Что прячутся в пьянящем аромате олеандра,
Эфирною улыбкой подкрепили
Чистой мечты тугую белоснежность,
И мыслей лёгкую небесную лазурь!
Париж, 5 февраля 2009 года
Я посвящаю эту поэму большому поэту и другу Виктору Мартынову
Inscription à :
Commentaires (Atom)
